LES COMMERCES DE LA COMMUNE AU DÉBUT DU XXe SIÈCLE.

Il était intéressant de se pencher sur l’inventaire des commerces et sur les diverses professions recensées au début du vingtième siècle dans notre village.
La première énumération que nous avons en notre possession date de l’année 1905. Roquefort comptait alors 1260 habitants!
En moins de cent ans, la vie du village va complètement changer ! Nous assistons à un véritable basculement; vous allez pouvoir constater cette évolution, cette révolution même.

De dix ans en dix ans, on note de nouveaux métiers mais aussi l’apparition du téléphone! Ce n’est véritablement qu’après la seconde guerre mondiale que ce « monde » va se transformer irrémédiablement.

 

1905

1260 habitants

Maire: Ernest Fabre.

Adjoint: D Castan.

Conseillers: D Ferrand, F Marty, A Alexandre, Combres, A Cauvet, A Causse, P Payri, J Castan, E Mas, E Fabre, F Berthomieu.

Curé: F Alquier.

Instituteurs: Gabriel Benausse, Freu (Albouy en 1908).

Institutrices: Mlle Rolland, Mme Marty.

Secrétaire de mairie: G Benausse.

Percepteur: M Garsand.

Receveur buraliste: Puges.

Commissaire de police: Aman Olive.

Gardes: MM Bouttes et Tournier.

Cantonnier: B Guichou.

Postes et télégraphes: Mlle A Caminade.

Affenage (alimentation du bétail) et auberge: L Raynaud.

Bouchers: A Fabre, Benjamin Molinier, J Castany.

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Benjamin Molinier avec son épouse Clémence (née Maurel)

Boulangers:E Magnougat, J Bartre, Cancel.

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La Boulangerie Magnougat

Bourreliers selliers: E Lalanne,Gazel.

Cafés: L Fresquet, E Barthe, G Crozes, P Marty.

Charron-forgeron: Gontiés.

Chaussures en tous genres: Siffre.

Coiffeurs: M Olive, L Calvet.

Cordonniers: A Rivière, Siffre.

Distillateur: Iréné Ferrand.

Docteur: C Pelissier.

Epiciers: F Comte, L Fresquet, Bartre, P Barthe.

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L’épicerie F Comte.

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Facture François Comte premier mars 1899

Hôtel-restaurant: Veuve Crozes.

Huiles et savons: G Crozes.

Journaux et revues: M Olive.

Laitiers: Bringuier, A Zéphirin, Malet, Montagné.

Lingerie et blanc: P Armentiès, A Alexandre.

Maréchaux-ferrant: B Canavy, C Sauvaire, Azéma.

Menuisiers: Jules Olive, Galy.

Merciers: G Comte, Bartre.

Tailleurs et confectionneurs: Filipot.

Tartres, lies, verdets: L Maingaud.

 

1914

1200 habitants en 1908

Maire: Elie Mas.

Adjoint: Joseph Fresquet.

Conseillers: Combres, M Gouzy, Martin Miquel, Clovis Langoustet,Maximin Estève, Antoine Fournier,François Ferran, Léonce Castan, Amédée et Francès Béranger.

Curé: Edmond Homps.

Instituteurs: G Benausse, Ferrier.

Institutrices: Mlle Rolland, Mme Marty.

Secrétaire de mairie: G Benausse.

Receveur buraliste: Clavery.

Commissaire de police: A Olive.

Garde: Bouttes.

Cantonnier:Louis Canavy, J Bouis.

Postes et télégraphes: Mlle Cauneille.

Affenage et auberge: L Raynaud.

Bouchers: A Fabre, Benjamin Molinier.

Boulangers: Magnougat, J Bartre, Névado.

Bourreliers- selliers: E Lalanne.

Cafés: L Fresquet, E Barthe, Marty.

Chaussures en tous genres: Olive.

Coiffeurs: M Olive, L Calvet, Ernest Fresquet.

Cordonniers: A Rivière, Olive.

Distillateur: J Courtessol.

Docteur: Charles Pélissier.

Épiciers: F Comte,Fresquet, Veuve Barthe.

Hôtel-restaurant: Veuve Raynaud.

Journaux et revues: M Olive, Amans Olive.

Laitiers: Malet, Montagné, Nobensa.

Lingerie et blanc: Pierre  Armentiès.

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Facture de Pierre Armentiès.

Maréchaux-ferrant: B Canavy, C Sauvaire, Azéma, Antonin Alexandre.

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Facture d’Antonin Alexandre.

Menuisiers: Jules Olive, Galy.

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Facture de Jules Olive.

Merciers: C Conte, Bartre.

Tailleur et confectionneur: Palau.

Tartres, lies, verdets: L Maingaud.

Voiturier: Richard Castany.

Volailles, œufs, gibiers: Sauvaire.

Principaux propriétaires: J Ferran, L Castan, L Conte,  A Causse, J Castan,  C Langoustet,     P Castan, L Martrou, E Mas, T Marty, E Fabre, Maximin Estève, Désiré Alexandre, Désiré Castan, François Berthomieu.

 

1924- 1926

1005 habitants

Maire:    en 1924 Aubin Alexandre.

Léonce Olive en 1926.

Adjoints: Marty, Nadal; Martin Gouez en 1926.

Conseillers:

En 1924: C Castan, Jh Conte, Fr Ferran, Ch Ferran, E Fresquet, J Martin, L Olive, A Suzanne, L Suzanne.

En 1926: C Castan, Richard Castany, Paul Fournier, Aubin Alexandre, JB Berniolle, Baptiste Peyrard, Etienne Azéma, Sylvain Antoine,Julien Olive, Vincent Clastes.

Curé: Balmigère.

Instituteurs:

En 1924: Benausse, Bringuier.

En 1926: Benausse, Ferrié.

Institutrices:

En 1924: Mmes Bringuier et Marty.

En 1926: Mmes Ferrié et Marty.

Receveur buraliste: Claverie.

Commissaire de police: A Rivière.

Garde champêtre: Alexandre.

Cantonier: Bénézeth.

Receveuse des postes: Mlle Besson.

Bouchers:

En 1924:Ovide Castan (beau-fils de Benjamin Molinier), Fabre.

En 1926: Ovide Castan, Hermès Gourbeille.

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Ovide Castan à droite avec son épouse Louise (née Molinier) et leurs deux enfants, Louis l’aîné et Maurice.

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La boucherie Fabre.

Bois de chauffage: François Séguy,plus Pujolas en 1926.

Boulangers: Balayé, Bartre, Marcellin Castéra, Névado.

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Boulangerie Bartre.

Bourreliers: Alban Marty,Jules Théron.

Cafés:

En 1924: Georges Grimaud, Barthe.

En 1926, Grimaud, Ludovic Azeau.

Camionneur: Casimir Saingenis.

Charcutier: en 1926: Coopérative.

Charrons-forgerons: Edmond Bonnéric,Benoît Gélis,Jh Martinez.

Ferblantier: en 1924: Auguste Busquet.

en 1926: Maingaud.

Chaussures: en 1924:Kléber Cathala,Olive.

en 1926: Coopérative, J Olive.

Coiffeurs: Olive, Calvet, Palau.

Cordonniers: Rivière, Olive.

Courtier en vins: Aubin Alexandre (téléphone: 2)

Distillateur: en 1924: J Courtessol (téléphone: 4), I Ferran (téléphone 2).

en 1926: Clauzel, Coopérative.

Épiciers: Veuve Bénézeth, Sauvère, Bernioles, Bonnéric, Barthe, Elie Garrigues, Baptiste Garrigues,Julien Olive, Coopérative, François Pages, Saingenis.

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Épicerie Sauvère.

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Facture de l’épicerie d’Anne Bénézeth.

 

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Facture de l’épicerie Julien Olive.

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Plaque de l’épicerie.

Restaurant: Texidor.

Laines: A Bergé (téléphone 3).

Marchand de poisson: Auguste Jalabert.

Maréchaux-ferrant: en 1924: Casimir Azéma, Emile Canavy, Pujolas.

en 1926: Delonca, Emile Canavy, Pujolas.

Maçons: Pierre Molas, Joachim Vinolas.

Menuisiers: Louis Olive, Galy.

Fourrage et paille: en 1924: Casimir Saingenis.

en 1926: Garrigue, Suzanne.

Négoce en laine: J.B. Alexandre.

Tailleur: Olive.

Tartres, lies: Canavy, Sabineu,Maingaud.

Vins en gros: en 1926: Marie Barthe, A Alexandre, Mme Ficher, Aimé Miquel, J Courtessol.

Volailles: en 1924: Léonie Francès.

en 1926: Charles Alexandre, Blancard.

Autobus: Bedos (tous les jours de Roquefort à Narbonne)

Principaux propriétaires: A Bergé, B Alexandre, A Conte,M Estève, J Ferran, L Ferran, A Fabre, D Castan, L Castan, E Mas, T Marty, Ruffel, Jammes, A Alexandre.

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Distillerie Jules Clauzel (mentionnée dans l’annuaire des métiers de l’Aude en 1926)

1935-1936

840 habitants 

Maire:

En 1935: Aubin Alexandre.

En 1936: Désiré Alexandre.

Adjoints:

En 1935: Jules Martin.

En 1936:André Combres, Joseph Fresquet.

Conseillers:

En 1935: Aubin Gouzy,A Combres, Louis Marty, Etienne Azéma, Julien Olive, Louis Canavy, Martin Garrigues, Joseph Castany, Charles Roujou.

En 1936: Aubin Gouzy, Jean Roquelaure, Aimé Miquel, Etienne Saingenis, Alexandre Marceau, Nadal Marty, L Canavy, Martin Garrigues, Charles Roujou.

Curé: Savère.

Instituteurs: Ferrié.

Institutrices: Mme Ferrié, Castan.

Receveur  buraliste: Claverie.

Commissaire de police: en 1935: A Rivière.

en 1936: Pierre Fillion.

Gardes champêtre: Marius Fourty, Fernand Terrier.

Cantonnier: Jean Bonis.

Receveuse des postes: Mme Bataillé.

Bois de chauffage: Pujolas.

Bouchers: Louis Castan, Bringuier, Castany.

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Louis Castan avec son épouse et ses quatre enfants.

Boulangers: Bartre, Marcellin Castéra, Galy.

Bourreliers-selliers: Alban Marty,Joseph Théron.

Cafés: Georges Grimaud, Ludovic Azeau.

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Café du Marché ou café Georges Grimaud.

Camionneur: Casimir Saingenis.

Forgeron: Benoît Gélis.

Chaussures: Coopérative.

Coiffeur: Alfred Saunière.

Cordonnier: Olive.

Courtier en vin: Aubin Alexandre.

Distillateur: Coopérative.

Épiceries: Coopérative, la Ruche du Midi, Paycha, l’Etoile du Midi.

Ferblantier: Maingaud.

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Facture de Rémi Maingaud.

Fourrages et pailles: Jean Canal.

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facture de Jean Canal

 

Laines: A Bergé.

Maçons: Pierre Molas, François Ausset, Célestin Petit.

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Facture de Pierre Molas.

Maréchal-ferrant: Delonca.

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Facture d’Adrien Delonca.

Menuisier: Louis Olive.

Négoce en laines: J.B Alexandre.

Tailleurs: Pujol et Boudette à Sigean.

Tartres, lies: Canavy.

Volailles: Augustin Blancard.

Vins en gros: A Alexandre.

Autobus: Bedos, Saingenis (tous les jours de Roquefort à Narbonne)

Principaux propriétaires: A Bergé, B Alexandre, J Ferran, I Ferran, A Fabre, D Castan, L Castan, E Mas, T Marty, A Alexandre, Pujol, J.H Fresquet, Joseph Conte.

 

1949

669 habitants 

Maire: Louis Ferrier.

Adjoints: Martin Gouzy, Auguste Castan.

Instituteur: M Petit.

Institutrices: Mmes Ferrier, Olive.

Curé: M Mavit.

Receveur buraliste: Molières.

Receveur des postes: Monnot.

Commissaire de police: Raymond Bedos.

Receveuse des postes: Mme Bataillé.

Bois de chauffage: Pujolas.

Bouchers: Louis Castan, Fresquet.

Boulangers: Bartre, Marcelin Castéra, Galy.

Bourreliers: Auguste Marty, Joseph Théron.

Charron: B Gélis.

Coiffeurs: Gilles Fillion, Reine Cambou, A Coste, H Gouzy, Reine Texido.

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Gilles Fillion, coiffeur

Cordonniers: Olive, Pagès.

Courtier en vin: Eugène Combal.

Couturières: M L Suzanne, G Taillade.

Cycles: H Saury.

Distillateur: Coopérative.

Épiciers: Paycha, Etoile du Midi, Rivière, Castan Suzanne, Francès.

Fourrages et pailles: Jean Canal, Maurice Castan.

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Facture de Maurice Castan

Ferblantier: Rémi Mingaud.

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Facture de R Mingaud.

Laboratoire œnologique: Louis Canavy.

Laines: Bergé.

Limonadiers: Georges Grimaud, Ludovic Azeau.

Maçons: Jean Molas, Célestin Petit, Léon P.

Maréchal-ferrant: Delonca.

Menuisiers: Louis Olive, M Sanchez.

Primeurs et volailles: Fernand Suzanne.

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Maryse Suzanne, née Castan.

Repasseuse: M Alexandre.

Tartres et lies: Canavy.

Tailleurs: Pujol et Boudette à Sigean.

Autobus: M Bedos.

1976

657 habitants.

Maire: Albert Brothier.

Adjoints: Emile Salamo, Victor Blazy.

Conseillers: Marcel Bey, Louis Botella, André Canal, Georges Castany, Jean Conquet, Aimé Miquel, Noël Pujol, Christian Théron, Pierre Tichadou, Lucien Ferrand.

Curé: Abbé Signolles.

Instituteurs: M et Mme Jurado.

Secrétaire de mairie: Auguste Combres.

Personnel communal: Guy Alexandre, Georges Birba, Joseph Gimenez.

Receveur des PTT: M Barthes.

Préposée des PTT: Simone Gimenez.

Receveuse buraliste: Veuve Vezon.

Boucher-charcutier: Henri Daudé.

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Magasin d’Henri Daudé

Boulanger: René François.

Cafés: au village: Guy Grimaud

à la Murelle: Louis Mingaud.

Restaurants: Relais del Roc à Desferro-Cabals.

La broche au bois à la Murelle.

Épiciers: Jean Clastes, Veuve René Francès, Mme jean-Pierre Gouzy.

Droguerie mercerie: Mme Georges Combres.

Journaux: Mmes Daudé et Vezon.

Mécanique : Antoine Copovi père.

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Antoine Copovi à gauche 

Vente de carburants: Charles Bouttes.

Apiculteurs: Jean Malet, Pierre Rivière.

Cave coopérative Saint-Martin:

président: Antoine Copovi fils.

directeur: Louis Roujou.

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Devant la cave coopérative.

Union Sportive Roquefortoise (rugby):

Président: Marcel Noè.

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L’équipe de l’USR avec Marcel Noé, debout à gauche avec un béret.

 

OUVRAGES A LIRE ET A FAIRE LIRE

En plus des brochures que l’association publie, voici quelques livres dont nous vous conseillons la lecture.

Bien sur, ces ouvrages parlent de notre région et de ceux qui y vivent. Vous pouvez vous procurer certains d’entre eux auprès de Robert Masquet,au siège de l’association, mais d’autres sont épuisés et vous devrez vous rendre à la médiathèque du Grand Narbonne pour pouvoir les lire.

Si vous aussi,vous désirez faire connaitre des livres régionaux qui vous tiennent à cœur, envoyez nous vos suggestions de lecture.

Le carnet n° 18 du Parc Régional de la Narbonnaise qui vient de  paraitre,  a pour sujet la réserve naturelle de Sainte-Lucie. Il raconte l’histoire et la vie quotidienne des hommes et des femmes qui ont vécu ou travaillé sur cette île et évoque la richesse du patrimoine naturel de ce lieu enchanteur.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage au siège de l’association, le prix est de 8 euros.

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Savoir-faire des Anciens.

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Ce livre, fruit de la rencontre entre un vieux berger de Feuilla et une ethnologue irlandaise, vient de sortir aux cahiers de la Salce. Prix 12 euros.

L’Hortoux. La tour contre la forêt.

Par Marc Pala.Editions du PNR. Prix 3 euros.

L’ancienne frontière. Entre mythe et histoire, un espace de l’entre-deux.

Par Marc Pala.Les Carnets du parc. Editions du PNR. Prix 6 euros.

La Clotte. Aux bornes d’une mémoire.

Par Yves Solier et Marc Pala.Les Carnets du Parc. Editions du PNR. Prix 3 euros.

Le panorama des sites patrimoniaux.

Par Marc Pala. Editions du PNR. Prix 9 euros.

Vents de nulle part et d’ailleurs.

Par Marc Pala. Editions de Babio. Prix 12 euros.Essai sur la mytho-poétique des vents.

Mémoires du vent d’est.

Par Marc Pala. Cahiers de la Salce. Prix 15 euros.

Journal, carnet de voyage,aphorismes,récits.De l’Inde aux Corbières.

Sigean: Guerre 1939/1945.Occupation, évacuation,libération.

Par Jean et Yves Solier. Edition hors série de l’ARHP.

L’Homme et la Garrigue. Images et mystères.

Par Marc Pala. Les amis du patrimoine culturel de Sigean et des Corbières. A se procurer à la médiathèque.Un livre qui retrace l’histoire, les techniques et les croyances de tous les habitants de la garrigue.

Dans le jeu de la terre et de la mer.

Par Robert Pirault. Une présentation des communes du canton par un habitant de Roquefort récemment disparu. On peut trouver cet ouvrage à la médiathèque.

Termenès Fleur d’épine.

Par Claude Pla. Toponymie et micro toponymie d’un ancien pays de l’Aude.A la médiathèque ou bien à la librairie Libellis à Narbonne.

Dictionnaire des Institutions, des Coutumes et de la Langue en usage dans quelques pays de Languedoc.

Par Paul Cayla.

 

 

 

LES TROIS MOULINS

Les 3 moulins

LES TROIS MOULINS

Pour accéder aux trois moulins dont on aperçoit les silhouettes imposantes depuis le village, il vous faut remonter la rue des Trois moulins, arrivé à son extrémité, tourner à droite, prendre la rue du Camin Del Bosc sur 200 mètres, tourner à droite suivre le chemin de la Serre et au premier chemin sur votre gauche remonter vers le Pla de Roque (col de Naut). Vous apercevrez sur votre gauche un premier moulin probablement construit au 18e siècle propriété de la famille Alexandre jusqu’en 1863 date de sa démolition. Dans la seconde moitié du XXe siècle, ce qui reste du moulin devient la propriété de la commune qui le vendra dans les années 70. Le moulin est devenu depuis une résidence secondaire.

L’histoire du second moulin est un peu différente, celui-ci fut construit en 1821 en indivision. Vendu en 1859 l’acte de vente décrivait ainsi le moulin:«un moulin à vent allant et moulant, faisant de blé farine, situé sur le pla de Roque» le nouveau propriétaire, boulanger et meunier de son état avait pour épouse une Alexandre. En 1880 les anciens propriétaires le laisseront à leur neveu lui aussi meunier. Abandonné dans la deuxième moitié du 19e siècle, vendu en 1968, il fut lui aussi transformé en résidence secondaire.

Le troisième moulin situé plus à l’est sur le plateau appartenait lui aussi à la famille Alexandre, construit vraisemblablement au 18e siècle il est mentionné en 1829 comme «une vieille tour de moulin à vent construite en maçonnerie qui a été abandonnée» Devenu propriété de la commune, aujourd’hui résidence secondaire. (Le plan cadastral de 1817 dit plan napoléonien il est indiqué «Vieux moulin abandonné»)

Les vieux moulins à vent de nos villages des Corbières ont cessé toute activité depuis plus d’un siècle. Aujourd’hui le cers fait tourner de nouveaux moulins éoliens sur nos collines, ils attendent le nouveau Don Quichotte.

Les compoix de 1583 et 1604 font état d’un moulin à la rivière.

En 1663 il est conclu un bail pour un moulin à eau à moudre le blé à la Murelle en bordure du Rieu.

Sources :

© Une Famille Roquefortoise: Les Alexandre par Bernard Péricon et Robert Masquet. Édition de l’Association Roquefort Histoire et Patrimoine.

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Les 3 moulins

ROQUEFORT EN 1817

LE VILLAGE DE ROQUEFORT EN 1817

 

Sur cette reproduction du village dans le cadastre dit napoléonien  en 1817, on peut remarquer le rectangle bleu à gauche qui correspond à l’ancien    cimetière,    aujourd’hui transformé en parking, ainsi que l’ancienne église Saint Antoine (bâtiment n°30 coloré en bleu).

L’église nouvelle n’a pas encore été construite et la rue de l’église n’existe pas.

En revanche, la rue de la placette, la rue du porche ainsi que la grand’ rue sont déjà là.

Le chemin de Villesèque correspond à l’actuelle rue de St Martin, la rue du puits s’appelle désormais la rue des Trois moulins et la rue de la croix est devenue la rue du soleil.

On note la présence d’un puits à l’intersection des rues de la croix et des moulins.

 

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PETIT PATRIMOINE LOCAL

 ALLÉE COUVERTE DU PLA DES COURBINES

Sépulture mégalithique du type couverte située sur le pla des Courbines. Ce dolmen sans équivalent dans les basses-Corbières, se trouve être le mégalithe le plus proche du littoral parmi tous ceux qui ont été inventoriés dans l’Aude

On se reportera pour le situer à la Carte d’Etat-major Lambert Coordonnées 76-646.70. Elle s’élève à 300 mètres environ d’une petite bergerie, en bordure du ravin dit de « l’Aigue Migal ».

Ce monument se compose de cinq dalles en calcaire local provenant des flancs même du mamelon. Leur épaisseur moyenne est de 0,15 m. Elles délimitent une chambre rectangulaire mesurant un peu moins de deux mètres sur 1 m 10 de large à la base, et orientée NE.SO.

Aujourd’hui.

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Dans les années 50.

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Source : Mégalithe et tumulus à Roquefort des Corbières par Yves Solier. Edition de l’A.R.H.P.

La CLOTTE

Vers 1869, Théodore Marty, un érudit Roquefortois découvrait dans le vallon de la Clotte (à 3 km au sud-ouest du village) 2 milliaires de l’époque augustéenne. Ces bornes que les romains plaçaient au bord des routes, de mille en mille, soit tous les 1481,50 m. L’un deux, encore debout indiquait la distance XVIème mille à partir de Narbonne, portait une inscription intacte, aujourd’hui en grande partie effacée «IMP.CAESAR/ DIVI F (ilius) AUGUSTUS/P (ater) P (atriae) PONTIFEX MAX(Umus)/ (COS) XII TRIBUNIC (ia) POTEST XXII. IMP. XIIII. (L’Empereur César Auguste/Fils de Dieu/Père de la Patrie/Pontife Suprême/ Honoré 12 fois de la Dignité Consulaire/21 fois du Pouvoir des Tribuns/14 fois de la Couronne de Général Vainqueur)

Théodore Marty en conclut que les milliaires étaient en place. Il considéra l’ensemble du site comme une mutatio, un relais routier établi en bordure de la voie Domitienne, la plus ancienne voie romaine de Gaule. Ce n’est qu’à partir de 1949 (découverte dans le Rieu de Treille du XXème mille au nom du fondateur de la voie Cneus Domitius Ahenobarbus) et des fouilles effectuées à la Clotte dans les années 1970 par l’archéologue Yves Solier que la vérité fut rétablie.

La voie Domitienne ne passait pas par les garrigues de la Clotte mais bien sur le littoral à proximité de l’autoroute. Néanmoins le site de la Clotte avec ses 4 milliaires, dont deux entiers en réutilisation dans l’architecture d’une construction médiévale d’époque indéterminée (vestige d’un dispositif oléicole, fragments de maies et de contrepoids de pressoir à huile) représente un important pôle d’habitation et d’exploitation qui témoigne de la présence de communautés agro-pastorales vivant là, des ressources de la nature.

© Marc PALA pour L’Association Roquefort Histoire et Patrimoine. Mai 2014.

Avant travaux

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       Après travaux

LA CHAPELLE SAINT-MARTIN

Elle est située à l’ouest du village, sur une colline boisée offrant un remarquable panorama sur le village et ses environs ainsi que sur le littoral. «Ici le paysage vaut cependant autant que la chapelle. Tout est beau et il fait bon se rendre à pied en ce lieu et voir ici ou là changer le paysage, au long des échappées de la montée». Quelques croix datées du XIXe siècle ou parfois plus récentes accompagnent les visiteurs tout au long du chemin d’accès.

Au XIIIe siècle ce lieu cultuel est mentionné. En 1320 elle fut unie à l’archiprêtré de la Basse-Corbières. Le procès verbal de la visite de l’année 1404 par l’évêque de Narbonne nous apprend que Roquefort avait pour annexe l’église de Montpezat.

Au 17e siècle, plus précisément le 25 mai 1624 une requête auprès de Robert Fabre consul du lieu est faite par l’archiprêtre Barthélémy Hugonenc qui dit vouloir faire réparer l’église paroissiale Saint-Martin suite aux démolitions intervenues au 16e siècle (guerre franco-espagnole) pour pouvoir y faire le service divin. Les registres paroissiaux mentionnent que de 1608 à fin 1709 les alentours de la chapelle ainsi que son chœur servirent de cimetière aux habitants les plus en vue de la communauté. Un deuxième cimetière dit de l’Hospital situé hors du site recevant les autres.

Au 18e siècle la carte du diocèse établie en 1763 signale à son emplacement un édifice ruiné.

L’édifice actuel fut probablement élevé au 19e siècle, aucune archive à ce jour ne nous indique les conditions de sa reconstruction.« Il s’agit d’un vaste bâtiment charpenté, épaulé par de massifs contreforts. Couronné d’une tour clocher carrée particulièrement trapue, percée de baies en plein cintre, (La tour et son environnement peuvent nous rappeler la Toscane).

Dès l’entrée sud vous êtes reçus par deux chapiteaux sculptés au pied-droit, assez haut en corbeille. Par leur feuillage aux angles vifs ils semblent du XIII e siècle finissant», il s’agit peut être d’un réemploi de l’ancien édifice? On peut regretter l’obturation de la porte dite porte des morts située aussi sur la façade sud face au chœur. Il subsiste à proximité immédiate de la chapelle un pan de mur que la tradition orale considère comme un vestige de la chapelle primitive.

Colline et chapelle bénéficient d’un classement au titre de  Site inscrit.

Sources:

  • A.D.113 E 16194
  • Les anciens pays de l’Aude par Elie Griffe, doyen honoraire de la faculté de théologie de Toulouse. Pages 101/102. Imprimerie Gabelle Carcassonne 1974.
  • « Dans le jeu de la terre et de la mer » par Robert Pirault .Pages 145/148. Serge Candéla éditeur Narbonne.
 Saint Martin             
                              St Martin

LE CALVAIRE1

A la fin du 19e siècle (1864) sur le lieu dit : L’Olivette, mi vigne mi jardin, furent édifiés : une Chapelle funéraire, un Calvaire et 14 Oratoires. La construction de l’ensemble fut ordonnée par des parents inconsolables après le décès de leur fils unique Justin Marty mort courageusement lors d’un incendie qui menaçait le village.

Depuis 2002 le Calvaire est propriété de la commune. L’association  » LES AMIS DU CALVAIRE » a entrepris sa restauration en 2007 consciente de l’importance qu’il avait dans la mémoire collective du village.

Après avoir franchi l’imposante grille d’accès au jardin, le visiteur accède à la petite chapelle aux murs intérieurs lambrissés ; son autel en marbre clair est dominé par 3 statues de style Saint Sulpicien en terre cuite provenant probablement des anciens ateliers Virebent de Toulouse.

Derrière la Chapelle, sur un promontoire, se dressent 3 statues en majesté : le CHRIST en croix, MARIE et St JEAN L’ÉVANGÉLISTE œuvre du Maître de Forges Jean Jacques DUCELL. Dans le jardin verdoyant sont adossés aux murs d’enceinte 14 oratoires. Ils se présentent sous forme de « niche » à fronton triangulaire surmontant une ouverture en arc en plein cintre en pierre de taille ocre. A l’intérieur de chaque oratoire, une plaque de fonte représente de façon très réaliste les 14 stations du Chemin de Croix.

Après 5 années de travaux effectués par des bénévoles et grâce à la générosité de donateurs attachés au Patrimoine bâti du village, la restauration du site est terminée depuis fin 2012. Toutefois, ce lieu si particulier qui invite à la réflexion, nécessite régulièrement des travaux d’entretien. Il est visité et apprécié lors d’évènements officiels à thème tels que la journée « Patrimoine Portes Ouvertes » en Juin et les journées Européennes du Patrimoine en Septembre.

Par ailleurs, 2 célébrations religieuses s’y déroulent chaque année, l’une pour la Procession du Chemin de Croix du Vendredi Saint, l’autre en Aout pour la Fête du Calvaire.

1) Texte reproduit avec l’aimable autorisation de l’association les Amis du Calvaire

Le Calvaire

 

L’EGLISE SAINT-ANTOINE L’ERMITE

L’ancienne église de Roquefort des Corbières s’érigeait au sud du château immédiatement en contrebas (au bout de la rue du soleil faisant angle avec la rue Jean Cathala située dans le haut du vieux village).Cette église ne fut paroissiale que vers 1607, elle remplace alors celle de Saint Martin.

Le procès verbal de la visite de la paroisse par Mgr Henri de Bonnechose, évêque de Carcassonne en l’année 1851 constate qu’elle est trop petite pour une population en constante augmentation, et mal située. Elle fut abandonnée entre 1853 et 1857, année de réception définitive de la nouvelle église. En 1869 la commune décide de la vente de celle-ci et de l’ancien presbytère, les fonds ainsi récupérés devant être affectés à la construction d’un nouveau cimetière.

Sources:

Archives municipales de la commune de Roquefort des Corbières: comptes rendus des délibérations du conseil municipal.

Journal rétro Roquefort des Corbières par Roger Combres.

 

L’EGLISE SAINT-MARTIN

Il s’agit de l’église actuelle située au centre du village ancien, dont les travaux de construction commencés en 1853 furent achevés définitivement en 1857.

Elle présente une vaste nef précédée d’une tribune, une abside polygonale et un transept peu débordant. L’ensemble est couronné par une tour-clocher massive.

Les tableaux propriété de la commune (classés aux Monuments Historiques respectivement en 1975-1964-1964) qui ornaient l’intérieur de l’église se trouvent actuellement au musée de Narbonne où ils sont entreposés.

1 La multiplication des pains œuvre du 17e siècle.

2 L’Enfant Jésus, 17e siècle, œuvre de l’école Flamande attribué à Van Thulden (1606-1676)

3 Religieuse en prière (panneau peint) 16e siècle.

 

Eglise

 

Sources:

Archives municipales de la commune de Roquefort des Corbières: Comptes rendu des délibérations du Conseil municipal.

Ministère de la culture: http://www.culture.gouv.f.r

 

LES CAPITELLES

La capitelle est rarement un habitat permanent, c’est plutôt un abri destiné à accueillir temporairement outils, matériaux, ou personnes.

Construite sur un terrain souvent ingrat aux époques de grands défrichements, elle emploie comme matériau de construction ce que livrent le défonçage et l’épierrement du lieu. Il s’agit très souvent de calcaire mais on trouve aussi, selon la géologie locale, du schiste, du grès, du granit, ou même du basalte.

Les pierres extraites et ramassées pour rendre le lieu propre à la culture (vigne, oliviers, etc.) ou à l’élevage, sont entassées aux abords du terrain en monticules parfois encore visibles aujourd’hui, que l’occitan désigne sous le terme de «clapas». Certaines pierres sont sélectionnées et mises à part en vue de l’édification de murets de clôture, de terrasses, ou d’abris.

Toutes les pierres destinées à la construction de la cabane ne sont pas laissées à l’état brut: elles peuvent être dégrossies dans un but fonctionnel ou esthétique, mais il ne s’agit pas d’une véritable maçonnerie de pierres taillées.

Sur un sol éventuellement aménagé pour bloquer l’édifice, les murs sont montés en assemblant les pierres sans aucun mortier, puis une voûte (qui peut parfois commencer dès le sol) est montée pour couvrir le tout.

 

  

Les cabanes de pierre sèche actuellement debout ne sont pas d’époque préhistorique, ni attribuables aux Gaulois, aux Romains ou aux hommes du Moyen Age. Elles datent d’une période qui s’étend à peu près du XVIIsiècle au début du XXe siècle.

Elles sont l’œuvre de paysans, vignerons, cultivateurs, charbonniers, voire simples ouvriers accédant à la propriété de quelques arpents d’une pauvre terre à défricher. Certains sont devenus des spécialistes connus et sollicités, des sortes de maçons à pierre sèche, et ont pu user de ce savoir-faire comme activité secondaire.

Cette architecture populaire, œuvre de bâtisseurs sans diplôme, n’est pas une architecture improvisée ni approximative. Elle est le témoin d’une maîtrise technique très précise.

Actuellement, en France comme dans d’autres pays d’Europe, s’affirme de plus en plus la volonté de conserver, restaurer, en un mot sauvegarder ce patrimoine fragile.

estagnol 027 Capitelle

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LE FOUR A CHAUX

Les fours à chaux du XIXe siècle,construits en maçonnerie,convertissaient le calcaire en chaux par l’action du feu sur les lieux où se trouvaient la pierre calcaire et le bois nécessaire à la combustion.Cette première étape du cycle de la chaux, nommée calcination, dépendait du savoir-faire du chaufournier et de son équipe,qui assuraient l’alimentation du four et veillaient à son bon fonctionnement.

Matériau très ancien, la chaux fut utilisée dès l’époque romaine pour fabriquer les mortiers des constructions des plus simples aux plus colossales…Depuis des siècles et encore aujourd’hui, la chaux donne lieu à de multiples usages, associés aux différentes étapes de son cycle de fabrication.

La chaux éteinte est aussi utilisée par les agriculteurs pour neutraliser l’acidité des sols, lors de l’opération appelée le chaulage.

 

Four à chaux 006 Four à chaux de Courrejou.

Ouvreau

 

Extraction de la chaux vive:
On défournait la chaux par l’ouvreau situé en bas du four.

BORNES DE LIEUES

Borne de lieu N°9

Borne de lieu9

Borne 7  Borne de lieu N°7

* 1 lieue gauloise = 2.222 km

*1 lieue de Paris (jusqu’en 1674) = 1666 toises.

* La même de 1674 à 1731 = 2000 toises soit 3.898 km

*A partir de 1737, elle valait pour: le transport des grains 2400 toises.

* les ponts et chaussées 2000 toises.

*Les postes 2200 toises.

BORNES DE DÉLIMITATION DE PROPRIÉTÉ OU DE TERRITOIRE

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SAUVONS NOS CABANONS DE VIGNE!

SAUVONS NOS CABANONS DE VIGNE !

Édifies à la fin du XIXe siècle ou dans la première moitié du XXe, près de cinquante  cabanons de vigne  parsèment le paysage roquefortois.

Nos aïeux les avaient construits pour s’abriter et loger le cheval par mauvais temps.

Nous les avons recensés et hélas il ne reste presque plus rien d’une douzaine d’entre eux, un pan de mur tout au plus.

Le vent (ou des pilleurs) a emporté les tuiles de quelques autres, certains menacent de  s’écrouler dans la décennie à venir.

Bien sur, il ne s’agit pas de les reconstruire pour en faire un gite locatif ou pour les vendre ensuite comme résidence secondaire mais cependant il nous semblerait  judicieux qu’une convention liant la municipalité et des propriétaires désireux de sauvegarder leur cabanon soit élaborée et rédigée afin que ces « survivants » de notre ruralité puissent résister encore longtemps aux intempéries et aux outrages du temps.

 

Cabanon de garouille

Cabanon de Garouille

Cabanon de Saint Clément

Cabanon de Saint-Clément.

 Il y a quelques années encore, il avait un toit !

Et demain?

 

 

cabanon sur Cantéoulé

 

Cabanon sur Cantéoulé.