ROQUEFORT EN 1817

LE VILLAGE DE ROQUEFORT EN 1817

 

Sur cette reproduction du village dans le cadastre dit napoléonien  en 1817, on peut remarquer le rectangle bleu à gauche qui correspond à l’ancien    cimetière,    aujourd’hui transformé en parking, ainsi que l’ancienne église Saint Antoine (bâtiment n°30 coloré en bleu).

L’église nouvelle n’a pas encore été construite et la rue de l’église n’existe pas.

En revanche, la rue de la placette, la rue du porche ainsi que la grand’ rue sont déjà là.

Le chemin de Villesèque correspond à l’actuelle rue de St Martin, la rue du puits s’appelle désormais la rue des Trois moulins et la rue de la croix est devenue la rue du soleil.

On note la présence d’un puits à l’intersection des rues de la croix et des moulins.

 

Village en 1817001

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PETIT PATRIMOINE LOCAL

 ALLÉE COUVERTE DU PLA DES COURBINES

Sépulture mégalithique du type couverte située sur le pla des Courbines. Ce dolmen sans équivalent dans les basses-Corbières, se trouve être le mégalithe le plus proche du littoral parmi tous ceux qui ont été inventoriés dans l’Aude

On se reportera pour le situer à la Carte d’Etat-major Lambert Coordonnées 76-646.70. Elle s’élève à 300 mètres environ d’une petite bergerie, en bordure du ravin dit de « l’Aigue Migal ».

Ce monument se compose de cinq dalles en calcaire local provenant des flancs même du mamelon. Leur épaisseur moyenne est de 0,15 m. Elles délimitent une chambre rectangulaire mesurant un peu moins de deux mètres sur 1 m 10 de large à la base, et orientée NE.SO.

Aujourd’hui.

aïgue Migeal + tombe 004

Dans les années 50.

  année 50 2

Source : Mégalithe et tumulus à Roquefort des Corbières par Yves Solier. Edition de l’A.R.H.P.

La CLOTTE

Vers 1869, Théodore Marty, un érudit Roquefortois découvrait dans le vallon de la Clotte (à 3 km au sud-ouest du village) 2 milliaires de l’époque augustéenne. Ces bornes que les romains plaçaient au bord des routes, de mille en mille, soit tous les 1481,50 m. L’un deux, encore debout indiquait la distance XVIème mille à partir de Narbonne, portait une inscription intacte, aujourd’hui en grande partie effacée «IMP.CAESAR/ DIVI F (ilius) AUGUSTUS/P (ater) P (atriae) PONTIFEX MAX(Umus)/ (COS) XII TRIBUNIC (ia) POTEST XXII. IMP. XIIII. (L’Empereur César Auguste/Fils de Dieu/Père de la Patrie/Pontife Suprême/ Honoré 12 fois de la Dignité Consulaire/21 fois du Pouvoir des Tribuns/14 fois de la Couronne de Général Vainqueur)

Théodore Marty en conclut que les milliaires étaient en place. Il considéra l’ensemble du site comme une mutatio, un relais routier établi en bordure de la voie Domitienne, la plus ancienne voie romaine de Gaule. Ce n’est qu’à partir de 1949 (découverte dans le Rieu de Treille du XXème mille au nom du fondateur de la voie Cneus Domitius Ahenobarbus) et des fouilles effectuées à la Clotte dans les années 1970 par l’archéologue Yves Solier que la vérité fut rétablie.

La voie Domitienne ne passait pas par les garrigues de la Clotte mais bien sur le littoral à proximité de l’autoroute. Néanmoins le site de la Clotte avec ses 4 milliaires, dont deux entiers en réutilisation dans l’architecture d’une construction médiévale d’époque indéterminée (vestige d’un dispositif oléicole, fragments de maies et de contrepoids de pressoir à huile) représente un important pôle d’habitation et d’exploitation qui témoigne de la présence de communautés agro-pastorales vivant là, des ressources de la nature.

© Marc PALA pour L’Association Roquefort Histoire et Patrimoine. Mai 2014.

Avant travaux

La Clotte1

   LaClotte2

       Après travaux

LA CHAPELLE SAINT-MARTIN

Elle est située à l’ouest du village, sur une colline boisée offrant un remarquable panorama sur le village et ses environs ainsi que sur le littoral. «Ici le paysage vaut cependant autant que la chapelle. Tout est beau et il fait bon se rendre à pied en ce lieu et voir ici ou là changer le paysage, au long des échappées de la montée». Quelques croix datées du XIXe siècle ou parfois plus récentes accompagnent les visiteurs tout au long du chemin d’accès.

Au XIIIe siècle ce lieu cultuel est mentionné. En 1320 elle fut unie à l’archiprêtré de la Basse-Corbières. Le procès verbal de la visite de l’année 1404 par l’évêque de Narbonne nous apprend que Roquefort avait pour annexe l’église de Montpezat.

Au 17e siècle, plus précisément le 25 mai 1624 une requête auprès de Robert Fabre consul du lieu est faite par l’archiprêtre Barthélémy Hugonenc qui dit vouloir faire réparer l’église paroissiale Saint-Martin suite aux démolitions intervenues au 16e siècle (guerre franco-espagnole) pour pouvoir y faire le service divin. Les registres paroissiaux mentionnent que de 1608 à fin 1709 les alentours de la chapelle ainsi que son chœur servirent de cimetière aux habitants les plus en vue de la communauté. Un deuxième cimetière dit de l’Hospital situé hors du site recevant les autres.

Au 18e siècle la carte du diocèse établie en 1763 signale à son emplacement un édifice ruiné.

L’édifice actuel fut probablement élevé au 19e siècle, aucune archive à ce jour ne nous indique les conditions de sa reconstruction.« Il s’agit d’un vaste bâtiment charpenté, épaulé par de massifs contreforts. Couronné d’une tour clocher carrée particulièrement trapue, percée de baies en plein cintre, (La tour et son environnement peuvent nous rappeler la Toscane).

Dès l’entrée sud vous êtes reçus par deux chapiteaux sculptés au pied-droit, assez haut en corbeille. Par leur feuillage aux angles vifs ils semblent du XIII e siècle finissant», il s’agit peut être d’un réemploi de l’ancien édifice? On peut regretter l’obturation de la porte dite porte des morts située aussi sur la façade sud face au chœur. Il subsiste à proximité immédiate de la chapelle un pan de mur que la tradition orale considère comme un vestige de la chapelle primitive.

Colline et chapelle bénéficient d’un classement au titre de  Site inscrit.

Sources:

  • A.D.113 E 16194
  • Les anciens pays de l’Aude par Elie Griffe, doyen honoraire de la faculté de théologie de Toulouse. Pages 101/102. Imprimerie Gabelle Carcassonne 1974.
  • « Dans le jeu de la terre et de la mer » par Robert Pirault .Pages 145/148. Serge Candéla éditeur Narbonne.
 Saint Martin             
                              St Martin

 

Chanson pour un roquefortois

Là-haut sur la colline
Où veille Saint Martin
Les pins courbent l’échine
Au vent frais du matin.
De leur masse mouvante
Montent d’âcres senteurs
Dont la vague puissante
Submerge les hauteurs.
Et l’antique chapelle
Dans leur écrin sertie
Restera toujours belle
Pour l’enfant du pays.
Cette touchante image,
Toute rusticité,
Rappelle le village
Au gars qui l’a quitté.
Souvenirs de jeunesse
Refluant à son cœur
Il revit la tendresse
De ses anciens bonheurs.
Refrain :
Chante le cers et souffle fort,
Je suis un fils de Roquefort.

 

Texte écrit par Roger Combres et paru dans son « Journal Rétro »

 

LE CALVAIRE1

A la fin du 19e siècle (1864) sur le lieu dit : L’Olivette, mi vigne mi jardin, furent édifiés : une Chapelle funéraire, un Calvaire et 14 Oratoires. La construction de l’ensemble fut ordonnée par des parents inconsolables après le décès de leur fils unique Justin Marty mort courageusement lors d’un incendie qui menaçait le village.

Depuis 2002 le Calvaire est propriété de la commune. L’association  » LES AMIS DU CALVAIRE » a entrepris sa restauration en 2007 consciente de l’importance qu’il avait dans la mémoire collective du village.

Après avoir franchi l’imposante grille d’accès au jardin, le visiteur accède à la petite chapelle aux murs intérieurs lambrissés ; son autel en marbre clair est dominé par 3 statues de style Saint Sulpicien en terre cuite provenant probablement des anciens ateliers Virebent de Toulouse.

Derrière la Chapelle, sur un promontoire, se dressent 3 statues en majesté : le CHRIST en croix, MARIE et St JEAN L’ÉVANGÉLISTE œuvre du Maître de Forges Jean Jacques DUCELL. Dans le jardin verdoyant sont adossés aux murs d’enceinte 14 oratoires. Ils se présentent sous forme de « niche » à fronton triangulaire surmontant une ouverture en arc en plein cintre en pierre de taille ocre. A l’intérieur de chaque oratoire, une plaque de fonte représente de façon très réaliste les 14 stations du Chemin de Croix.

Après 5 années de travaux effectués par des bénévoles et grâce à la générosité de donateurs attachés au Patrimoine bâti du village, la restauration du site est terminée depuis fin 2012. Toutefois, ce lieu si particulier qui invite à la réflexion, nécessite régulièrement des travaux d’entretien. Il est visité et apprécié lors d’évènements officiels à thème tels que la journée « Patrimoine Portes Ouvertes » en Juin et les journées Européennes du Patrimoine en Septembre.

Par ailleurs, 2 célébrations religieuses s’y déroulent chaque année, l’une pour la Procession du Chemin de Croix du Vendredi Saint, l’autre en Aout pour la Fête du Calvaire.

1) Texte reproduit avec l’aimable autorisation de l’association les Amis du Calvaire

Le Calvaire

 

L’EGLISE SAINT-ANTOINE L’ERMITE

L’ancienne église de Roquefort des Corbières s’érigeait au sud du château immédiatement en contrebas (au bout de la rue du soleil faisant angle avec la rue Jean Cathala située dans le haut du vieux village).Cette église ne fut paroissiale que vers 1607, elle remplace alors celle de Saint Martin.

Le procès verbal de la visite de la paroisse par Mgr Henri de Bonnechose, évêque de Carcassonne en l’année 1851 constate qu’elle est trop petite pour une population en constante augmentation, et mal située. Elle fut abandonnée entre 1853 et 1857, année de réception définitive de la nouvelle église. En 1869 la commune décide de la vente de celle-ci et de l’ancien presbytère, les fonds ainsi récupérés devant être affectés à la construction d’un nouveau cimetière.

Sources:

Archives municipales de la commune de Roquefort des Corbières: comptes rendus des délibérations du conseil municipal.

Journal rétro Roquefort des Corbières par Roger Combres.

 

L’EGLISE SAINT-MARTIN

Il s’agit de l’église actuelle située au centre du village ancien, dont les travaux de construction commencés en 1853 furent achevés définitivement en 1857.

Elle présente une vaste nef précédée d’une tribune, une abside polygonale et un transept peu débordant. L’ensemble est couronné par une tour-clocher massive.

Les tableaux propriété de la commune (classés aux Monuments Historiques respectivement en 1975-1964-1964) qui ornaient l’intérieur de l’église se trouvent actuellement au musée de Narbonne où ils sont entreposés.

1 La multiplication des pains œuvre du 17e siècle.

2 L’Enfant Jésus, 17e siècle, œuvre de l’école Flamande attribué à Van Thulden (1606-1676)

3 Religieuse en prière (panneau peint) 16e siècle.

 

Eglise

 

Sources:

Archives municipales de la commune de Roquefort des Corbières: Comptes rendu des délibérations du Conseil municipal.

Ministère de la culture: http://www.culture.gouv.f.r

 

LES CAPITELLES

La capitelle est rarement un habitat permanent, c’est plutôt un abri destiné à accueillir temporairement outils, matériaux, ou personnes.

Construite sur un terrain souvent ingrat aux époques de grands défrichements, elle emploie comme matériau de construction ce que livrent le défonçage et l’épierrement du lieu. Il s’agit très souvent de calcaire mais on trouve aussi, selon la géologie locale, du schiste, du grès, du granit, ou même du basalte.

Les pierres extraites et ramassées pour rendre le lieu propre à la culture (vigne, oliviers, etc.) ou à l’élevage, sont entassées aux abords du terrain en monticules parfois encore visibles aujourd’hui, que l’occitan désigne sous le terme de «clapas». Certaines pierres sont sélectionnées et mises à part en vue de l’édification de murets de clôture, de terrasses, ou d’abris.

Toutes les pierres destinées à la construction de la cabane ne sont pas laissées à l’état brut: elles peuvent être dégrossies dans un but fonctionnel ou esthétique, mais il ne s’agit pas d’une véritable maçonnerie de pierres taillées.

Sur un sol éventuellement aménagé pour bloquer l’édifice, les murs sont montés en assemblant les pierres sans aucun mortier, puis une voûte (qui peut parfois commencer dès le sol) est montée pour couvrir le tout.

 

  

Les cabanes de pierre sèche actuellement debout ne sont pas d’époque préhistorique, ni attribuables aux Gaulois, aux Romains ou aux hommes du Moyen Age. Elles datent d’une période qui s’étend à peu près du XVIIsiècle au début du XXe siècle.

Elles sont l’œuvre de paysans, vignerons, cultivateurs, charbonniers, voire simples ouvriers accédant à la propriété de quelques arpents d’une pauvre terre à défricher. Certains sont devenus des spécialistes connus et sollicités, des sortes de maçons à pierre sèche, et ont pu user de ce savoir-faire comme activité secondaire.

Cette architecture populaire, œuvre de bâtisseurs sans diplôme, n’est pas une architecture improvisée ni approximative. Elle est le témoin d’une maîtrise technique très précise.

Actuellement, en France comme dans d’autres pays d’Europe, s’affirme de plus en plus la volonté de conserver, restaurer, en un mot sauvegarder ce patrimoine fragile.

estagnol 027 Capitelle du Cres Blanc

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Capitelle des Caulasses.

LE FOUR A CHAUX

Les fours à chaux du XIXe siècle,construits en maçonnerie,convertissaient le calcaire en chaux par l’action du feu sur les lieux où se trouvaient la pierre calcaire et le bois nécessaire à la combustion.Cette première étape du cycle de la chaux, nommée calcination, dépendait du savoir-faire du chaufournier et de son équipe,qui assuraient l’alimentation du four et veillaient à son bon fonctionnement.

Matériau très ancien, la chaux fut utilisée dès l’époque romaine pour fabriquer les mortiers des constructions des plus simples aux plus colossales…Depuis des siècles et encore aujourd’hui, la chaux donne lieu à de multiples usages, associés aux différentes étapes de son cycle de fabrication.

La chaux éteinte est aussi utilisée par les agriculteurs pour neutraliser l’acidité des sols, lors de l’opération appelée le chaulage.

 

Four à chaux 006 Four à chaux de Courrejou.

Ouvreau

 

Extraction de la chaux vive:
On défournait la chaux par l’ouvreau situé en bas du four.

BORNES DE LIEUES

Borne de lieu N°9

Borne de lieu9

Borne 7  Borne de lieu N°7

* 1 lieue gauloise = 2.222 km

*1 lieue de Paris (jusqu’en 1674) = 1666 toises.

* La même de 1674 à 1731 = 2000 toises soit 3.898 km

*A partir de 1737, elle valait pour: le transport des grains 2400 toises.

* les ponts et chaussées 2000 toises.

*Les postes 2200 toises.

BORNES DE DÉLIMITATION DE PROPRIÉTÉ OU DE TERRITOIRE

Borne1Borne2

SAUVONS NOS CABANONS DE VIGNE!

SAUVONS NOS CABANONS DE VIGNE !

Édifies à la fin du XIXe siècle ou dans la première moitié du XXe, près de cinquante  cabanons de vigne  parsèment le paysage roquefortois.

Nos aïeux les avaient construits pour s’abriter et loger le cheval par mauvais temps.

Nous les avons recensés et hélas il ne reste presque plus rien d’une douzaine d’entre eux, un pan de mur tout au plus.

Le vent (ou des pilleurs) a emporté les tuiles de quelques autres, certains menacent de  s’écrouler dans la décennie à venir.

Bien sur, il ne s’agit pas de les reconstruire pour en faire un gite locatif ou pour les vendre ensuite comme résidence secondaire mais cependant il nous semblerait  judicieux qu’une convention liant la municipalité et des propriétaires désireux de sauvegarder leur cabanon soit élaborée et rédigée afin que ces « survivants » de notre ruralité puissent résister encore longtemps aux intempéries et aux outrages du temps.

 

Cabanon de garouille

Cabanon de Garouille

Cabanon de Saint Clément

Cabanon de Saint-Clément.

 Il y a quelques années encore, il avait un toit !

Et demain?

 

 

cabanon sur Cantéoulé

 

Cabanon sur Cantéoulé.

 

Liens Intéressants

LIENS INTÉRESSANTS

 

Il nous a paru utile de donner les adresses des  sites d’associations qui ont des centres d’intérêts proches des notres et qui sont de Roquefort ou bien géographiquement voisins de notre commune.

Si vous souhaitez que d’autres liens vers des associations soient insérés sur notre site, vous pouvez nous le faire savoir. Toute contribution est bienvenue.

 

roquefort 016 

1-Pour les amateurs de randonnées, pour ceux qui aiment arpenter la garrigue, pour tous ceux qui veulent découvrir des sites uniques, allez voir le site de cette association roquefortoise. Son président, Jean-Marie Sanchis, pourra vous guider.

Roquefort Corbières Randonnées

2-L’Association « La Voix des Garrigues » regroupe des passionnés des paysages des Corbières Maritimes, soucieux de l’équilibre entre l’homme et son environnement.

Voici l’adresse de leur site.

La voix des garrigues

3-Pour mieux connaitre la région et découvrir le patrimoine de la narbonnaise :

http://www.parc-naturel-narbonnaise.fr/

4-Site du musée des Corbières de Sigean:

http://audealaculture.fr/musees/collection-histoire 

5-Le « Garri » une association qui étudie l’espace rural audois en particulier le Massif de Fontfroide sous ses différents aspects (historiques, géographiques, culturels….)

http://garri11.free.fr/

 

6-Si vous voulez faire une randonnée aux alentours du village de Lapalme.

http://lapalme-tourisme.com/fr/sport/59-randonnees-a-pied-ou-vtt.html

 

7-Pour mieux connaitre l’histoire du château du Lac et du château de Mattes.

https://sites.google.com/site/sigeanhistoireduchateaudulac/home/la-sombre-destinee-du-chateau-du-lac

8-Si vous êtes intéressés par la spéléologie:

spéléo club de la Serre de Roquefort des Corbières. Roquefort des Corbières AUDE

 

 

 

Toponymie et microtoponymie de la commune

Un toponyme est un nom de lieu et la toponymie est l’ensemble des noms de lieux d’une région ou comme ici d’une commune.

Un microtoponyme est un nom de lieu secondaire affectant une superficie réduite. On utilise aussi le terme d’anthropotoponyme quand le nom du lieu provient du nom d’une personne (exemple La Murelle vient de la famille Murel)

Depuis des siècles, les hommes ont baptisé des lieux, leur donnant des noms pour mieux communiquer, c’était aussi un moyen pour le défricheur de s’approprier des morceaux de terre, pour les bergers c’étaient des repères visuels qui étaient dénommés.

En étudiant les noms de lieux on peut faire défiler toute l’histoire de notre commune et retracer le passage de ses différents habitants.

Les celtes, les premiers peut-être, nous ont laissé le toponyme « La Cassagne » forêt de chênes. Les romains nous ont donné « La serre de Ferrus » (ferus signifiant sauvage, non cultivé).

Les wisigoths à leur suite nous ont légué le terme « bosc » forêt (Le Bosc Negre, le camin del bosc).

Grace au compoix de 1583, nous savons que nos lointains aïeux désignaient par le même nom que nous, des lieux chers aux Roquefortois : « la Combe de Laval » « la Roque Traucade »

Quant à « l’Estron de la Vieille », à quelle époque un berger malicieux a-t-il baptisé ainsi cette colline dont le sommet se voit de fort loin ?

Un dictionnaire des lieux dits de Roquefort des Corbières sera sans doute édité par notre association, Marc Pala (qui d’autre que lui ?) y travaille et l’ouvrage est en bonne voie, en attendant nous vous proposons une vue satellitaire de la commune légendée de tous les toponymes connus à ce jour. Il suffit de cliquer sur le lien suivant :

TOPONYMIE DE LA COMMUNE DE ROQUEFORT DES CORBIERES

Pour terminer, une citation de Marc, « Que reste-t-il d’un lieu quand tout est effacé, ses appellations, son histoire…? »

 

 

 

Jean Massines et Jean Pideil, Transhumants Catalans

Voici un témoignage recueilli par Annie de Pous sur les derniers bergers qui venaient à Roquefort.Ces documents ainsi que les photos ont été transmis par Gérard Rabat,ancien maire de Py, à Madame Martine Cantié qui à son tour nous les a fait parvenir.

C’est Marguerite Massines, épouse de Jean Massines et belle-sœur de Jean Pideil qui parle.

« J’habitais Py et étant jeune j’accompagnais avec mon frère le troupeau paternel qui allait passer l’hiver à Roquefort des Corbières.

Partant de Py, nous suivions la route jusqu’à Marquixanes et de là on prenait la route d’Arboussols jusqu’à l’entrée des gorges. On passait ensuite au monastère de Marcevol, Montalba, Cassagnes, La Tour de France, Tautavel, Vingrau, Embres, St Jean de Barrou, Fraisse et Roquefort. »

JeanMassine
JEAN MASSINES né le 25 novembre 1900 à PY et décédé le 27 octobre 1982 à PRADES.

 

Jeanpideil
 JEAN PIDEIL né le 14 août 1902 à PY et décédé le 16 mars 1971 à CARCASSONNE surnommé MARTINE

 

Du village de Py dans les Pyrénées Orientales jusqu’à Roquefort, il y a 126 km environ.

Les bergers couvraient la distance en six jours soit une moyenne de 20 km par jour.

Au retour, l’itinéraire était un peu différent, afin d’éviter les vignes en pleine végétation.

Roquefort, Embres, Cucugnan, Maury,Lesquerde, St Martin, Prat de Sournia, Sournia, Roca Jalera, Catlhat, Py.

Transhumance de Py

 

CHEVRES PY&nota

TORRES Marc dernier Berger 4

Marc Torres, le dernier berger de Roquefort.

 

Les revues de l’Association

 

Editions de l’Association Roquefort Histoire et Patrimoine

Toutes ces revues ont été conçues et réalisées par l’association et imprimées avec l’aide de la Mairie de Roquefort des Corbières et de l’association CDS/PCO.

Elles sont disponibles au prix de cinq euros au siège de l’association 7, chemin de Saint-Martin 11540 Roquefort des Corbières ou bien à l’épicerie du village.

E.mail : roqhistpatri@orange.fr

1- « En hommage aux poilus Roquefortois » (Robert Masquet)

Un travail de mémoire afin d’honorer le souvenir des 193 soldats Roquefortois mobilisés lors de la Grande Guerre.

couverture0012- « Le compoix de 1583 » (Bernard Péricon)

Analyse d’un compoix (ancêtre de nos matrices cadastrales) de la fin du XVIe siècle: la population et l’économie du village.

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3- « La grève des ouvriers agricoles de Roquefort des Corbières en 1904 » (Robert Masquet)

Suite à la baisse de leur salaire journalier, les ouvriers agricoles réclament des augmentations et organisent un syndicat agricole.

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4- « Carnet de route d’un soldat réserviste en 1914 » (Mise en page Robert Masquet)

Bernard Ernest Rapin de La Nouvelle a tenu son journal de soldat du 11 août 1914 au 26 septembre 1914 (tome 1) puis du premier octobre 1914 au 20 décembre 1914 (tome 2) avant de regagner son foyer après une blessure par balle en février 1915.

couverture004    Carnet de route

 

5-« Inventaire du patrimoine pastoral de Roquefort des Corbières » (Robert Masquet)

Photographies des capitelles et des abris pastoraux.

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6- « Une famille Roquefortoise, les Alexandre » (Bernard Péricon, Robert Masquet)

L’histoire ordinaire d’une famille de la fin du XVIe siècle à nos jours.

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7- « Les Delom, seigneurs de Roquefort du XVIe au XVIIIe siècle » (Bernard Péricon)

Une étude généalogique de la famille Delom  de Roquefort.

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8- « Quelques outils anciens de la vigne et de la tonnellerie »

Photographies de l’exposition de juillet 2010.

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9- « Mégalithe et tumulus à Roquefort des Corbières » (Yves Solier)

Etude réalisée par Yves Solier et parue en 1961, complétée par des notes additionnelles sur le dolmen du pla des Courbines fouillé en 1958.

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10- « Crimes, châtiments et autres faits divers » (Philippe Castan, Robert Masquet)

Des anecdotes sur les méfaits, délits ou crimes à Roquefort des Corbières depuis 1611!

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11- « Le site castral de Montpezat et l’occupation de son territoire » (Yves Solier)

Présentation des résultats de nombreuses prospections sur des sites médiévaux connus ou inconnus du domaine de Montpezat.

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12- « Ma vie de soldat, cahier de Louis Castan » ( Mise en page de Philippe Castan)

De mars 1918 à mars 1919, la vie quotidienne d’un jeune homme de 19 ans,mobilisé à la fin de la guerre.

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13- « Le pastoralisme à Roquefort des Corbières » (Philippe Castan, Frédéric Olive)

Un essai sur l’élevage ovin dans l’histoire du village ainsi qu’un inventaire des bergeries de la commune.

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14- « Des limites de Montpezat (ou l’incertitude des limites) «  (Marc Pala)

Limites