ACTUALITES

 

Fin avril, est sorti le livre de Robert Masquet sur les plantes et les fleurs de notre garrigue. Dans cet  ouvrage,superbement illustré par ses photographies, Robert nous fait partager sa passion des plantes. Vous pouvez le commander ou bien l’acheter à l’épicerie du village.

 

Réfection d’un mur en pierre sèche.

Un groupe de bénévoles, sous la conduite de Guillaume Sales, expert en pierre sèche au Parc Régional de la Narbonnaise a restauré un mur éboulé au pied de la chapelle Saint-Martin.

Merci à tous les participants pour leur travail pendant ces trois matinées, merci à Robert Masquet pour les photos et un grand merci à Guillaume sans qui cette réfection n’aurait pas été possible.

 

Le mur avant les travaux

 

 

Le mur après les travaux.

 

Le groupe de bénévoles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ROQUEFORT de la Révolution à la fin du XIXème siècle.

Contributions foncières en 1791

L’arrestation de la famille royale en juin 1791 est un tournant de la Révolution mais la vie continue et les habitants de Roquefort sont tenus de payer leurs impôts comme en témoigne ce registre du 8 aout 1791 que nous vous présentons ici, registre signé par certains « notables » du village qui comptait 285 habitants en 1793.

Voici les 64 contribuables de Roquefort;

Pierre Armentiers: 30 livres 9 sols 8 deniers.

Joseph Armentiers: 22 livres 2 sols

Bernard Armentiers: 11 livres 6 sols

Pierre Michel Armentiers:11 livres 19 sols 4 deniers

Jean Abet: 25 livres 16 sols 2 deniers

Héritiers de Paul Alexandre: 64 livres 15 sols 2 deniers

Barthélémy Alexandre: 24 livres 9 sols 10 deniers

François Fabre, ménager:38 livres 16 sols

André Barthe, fils de feu Dominique: 14 livres 8 sols 8 deniers

Antoine Berthoumieu: 19 livres 17 sols

Jean Bastide: 19 sols 2 deniers

Bernard Bosq: 4 livres 13 sols 9 deniers

Jean Bosq: 3 livres 13 sols 3 deniers

François Villa: 1 livre 9 deniers

Jean-Pierre Crouzet: 1 livre 6 sols 7 deniers

François Castan, fils de Raphael: 44 livres 8 sols 11 deniers

Jean Berthoumieu: 30 livres 6 sols 10 deniers

François Castan fils: 11 livres 3 sols 7 deniers

Héritiers de Marc Bosq: 4 livres 15 sols 11 deniers

Héritiers de Paul Berthoumieu: 39 livres 15 sols 4 deniers

Paul Barthe: 34 livres 15 sols  11 deniers

François Duran: 19 livres 13 sols 7 deniers

Dame Jeanne Combes, veuve:15 livres 6 sols 10 deniers

Jean Balmigère:7 livres 1 sol 2 deniers

François Crouzet: 27 livres 2 sols 8 deniers

Antoine Causse: 38 livres 19 sols 9 deniers

François Couderc: 1 livre 3 sols 11 deniers

François Castan, fils de Jacques: 56 livres 13 sols 7 deniers

Jean Couderc: 6 livres 8 sols 8 deniers

Paul Castan: 79 livres 18 sols 6 deniers

Pierre Castan, fils de Raphael: 59 livres 17 sols 11 deniers

Louis Barthe:1 livre 16 sols 2 deniers

François Richou: 14 livres 14 sols

Pierre Castan: 91 livres 5 deniers

François Estève: 9 livres 11 sols 3 deniers

Guillaume Estève: 16 livres 13 sols 11 deniers

François Fabre, tailleur: 6 livres 2 sols 2 deniers

Jean Ferran: 4 livres 19 sols 4 deniers

Pierre Ferran: 5 livres 3 sols 3 deniers

François Fresquet: 7 livres 2 sols 1 denier

Pierre Gouzi, fils d’Antoine: 13 livres 3 sols 5 deniers

Paul Fabre, brassier: 3 livres 13 sols 1 denier

Pierre Gouzi jeune: 20 livres 9 sols 10 deniers

Pierre Gouzi vieux: 6 livres 8 sols 6 deniers

François Marchand: 7 livres 18 sols 7 deniers

Antoine Maillac, ménager: 34 livres 6 sols 7 deniers

François Mas: 23 livres 12 sols 1 denier

Bertrand Marty: 13 livres 4 sols 4 deniers

François Molignier: 9 livres 6 sols 1 denier

Jean Miquel: 3 livres 9 sols 8 deniers

François Chainet: 55 livres 13 sols 11 deniers

François Marty, ménager: 58 livres 7 sols 2 deniers

François Martin, fils de Bertrand: 4 livres 18 sols 10 deniers

Héritiers de Pierre Nouvelle: 16 livres 15 sols 2 deniers

Barthélémy Marty: 1 livre 10 sols 2 deniers

Marti Roubi, pasteur: 5 livres 6 sols 8 deniers

Pierre Marty: 14 sols 3 deniers

M Benoit, homme de loi: 80 livres 19 sols 1 denier

M Girard de la métairie de Saint-Jean: 135 livres 10 sols 10 deniers

Joseph Fauran: 27 livres 12 sols 1 denier

M De Monteil, seigneur du lieu: 46 livres 19 sols 9 deniers

Veuve Jacques Cros, ancien marchand: 2 sols 4 deniers

Héritiers d’André Pla: 4 livres 6 sols 6 deniers

Pierre Sirvent: 4 livres 6 sols 4 deniers

Que se passait-il à cette époque?

L’hiver 1788-1789 est très rigoureux, dans le diocèse de Narbonne, on estime à plus de 100 000 le nombre d’oliviers détruits par le gel. la récolte des céréales est aussi compromise. En juillet 1789, une assemblée nationale constituante se met en place.

Le 29 janvier 1790, création du département de l’Aude . Le Languedoc n’est pas un foyer révolutionnaire, les villageois semblent indifférents aux nouvelles en provenance de Paris et ont une attitude très modérée.

Les ecclésiastiques sont les victimes les plus nombreuses de la Terreur dans le département. Environs 170 d’entre eux sont emprisonnés ainsi qu’une cinquantaine de nobles. Seules quatre personnes sont guillotinées dans l’Aude dont l’ancien vicaire d’Alet, les trois autres sont des émeutiers.

A Sigean, le vieux château est détruit et on brûle le mobilier et les ornements liturgiques.

Le 21 janvier 1793, Louis XVI est exécuté.

En mars 1793, le général Ricardos envahit le Roussillon, il s’empare de Céret, de Thuirs, de Collioure. Sigean héberge 10 000 soldats qui occupent les trois églises. En janvier 1794, le général Dugommier repousse l’invasion et les Français s’emparent de Figueras et de Rosas obligeant l’Espagne à signer la paix.

Les biens de l’église sont vendus. A Roquefort, le 14 vendémiaire de l’an trois, c’est à dire le 5 octobre 1794, on pouvait lire sur cette affiche que la maison appartenant à l’ordre de Malte ainsi que quelques champs étaient mis à la vente.

On estime qu’environ 150 000 personnes, des prêtres, des aristocrates  leurs domestiques, quelques bourgeois, ont quitté la France durant la Révolution.

La famille la plus connue de Roquefort à avoir émigré est celle de l’amiral François Louis Aymar de Monteil, baron du Lac et Villefalse, seigneur de Mattes, Montpezat et Roquefort.  Sa veuve, Anne Thérèse de Sabran et son fils doivent fuir en Espagne de peur de finir sur l’échafaud. Leurs biens sont confisqués et attribués en 1798 aux Hospices de Narbonne.

A son retour en France en 1801, la baronne va s’engager dans une longue bataille juridique de plus de vingt ans afin de se voir réattribuer ses biens. En 1812, après un long procès, le domaine de Montpezat redevient propriété particulière.

 

Le recensement de 1807.

On recense  304 habitants dans la commune en 1807. On  trouve 52 maisons dans le village,les métairies de La Murelle, de la Saint-Jean,  de Montpezat et 1 moulin à vent ainsi que 12 bergeries ou courtals.

Il y a 146 personnes de sexe masculin: 68 sont mariés et 4 veufs. On compte 138 personnes de sexe féminin dont 68 mariées et 9 veuves.

On trouve 48 enfants de cinq ans et moins, 39 enfants de 5 à 10 ans, 36 de 10 à 15 ans et 32 de 15 à 20 ans. Sur 304 habitants, 155 individus ont vingt ans ou moins. C’est donc une population jeune.

Il y a 121 adultes, 38 ont entre 20 et 30 ans, 30 ont entre 30 et 40 ans, 29 ont entre 40 et 50 ans et 24 entre 50 et 60 ans.

Enfin, on note dans ce recensement 28 personnes de plus de soixante ans dont huit ont entre 60 et 70 ans.

Quelles sont les professions exercées dans la commune?

On recense 30 laboureurs, 1 maréchal-ferrant, 1 cordonnier, 1 meunier, 1 maçon, 1 prêtre car il y a une église et une maison presbytérale, 1 instituteur particulier et 1 appariteur faisant aussi fonction de police.

La superficie du territoire de la commune est de 500 hectares ( en comparaison, de nos jours la superficie est de 4544 hectares) dont 250 hectares de terres labourées, 100 hectares de vignes, 100 hectares de garrigues, vacants et dépaissances, 10 hectares occupés par les maisons, 10 par les routes et chemins et enfin 30 hectares occupés par les rivières et ruisseaux.

Bon an mal an, on récolte entre 400 et 600 hectolitres de froment, entre 60 et 100 hectolitres de seigle, entre 20 et 30 hectolitres d’orge et entre 150 et 200 hectolitres d’avoine.

La vigne donne entre 400 et 500 hectolitres et les oliviers donnent entre 500 et 700 litres d’huile.

Enfin on moissonne 150 quintaux de fourrage et on ramasse 2500 quintaux de fagots de bois.

On compte dans la commune: 30 charrues, 2 paires de boeufs pour les labours, 28 paires de mules pour le labourage, 16 charrettes,25 ânes employés au bât et  parfois au trait, 1000 moutons et 600 chèvres. Il nait normalement entre 300 et 400 agneaux, entre 150 et 200 chevreaux.

On élève 150 têtes de volaille qui donnent entre 100 et 150 poulets et on estime à 500 le nombre d’oeufs vendus sur les marchés.

 

LE VILLAGE DE ROQUEFORT EN 1817

 

Sur cette reproduction du village dans le cadastre dit napoléonien  en 1817, on peut remarquer le rectangle bleu à gauche qui correspond à l’ancien    cimetière,    aujourd’hui transformé en parking, ainsi que l’ancienne église Saint Antoine (bâtiment n°30 coloré en bleu).

L’église nouvelle n’a pas encore été construite et la rue de l’église n’existe pas.

En revanche, la rue de la placette, la rue du porche ainsi que la grand’ rue sont déjà là.

Le chemin de Villesèque correspond à l’actuelle rue de St Martin, la rue du puits s’appelle désormais la rue des Trois moulins et la rue de la croix est devenue la rue du soleil.

On note la présence d’un puits à l’intersection des rues de la croix et des moulins.

 

Village en 1817001

 

Le recensement de 1836

Il existe des tentatives de comptage de la population sous l’Ancien Régime, sous la Révolution et sous l’Empire (statistiques de 1807) mais c’est seulement en 1836 que l’état demande l’établissement d’un recensement par commune, par famille et par individu.

Au XIXème siècle, pour Roquefort, il existe 8 recensements: 1836, 1846, 1851, 1861, 1866, 1872, 1876 et 1891. On peut consulter en détail ces recensements en allant sur le site des Archives Départementales: http://audealaculture.fr/

car ils ont été entièrement numérisés tout comme l’état civil du village.

On recense 468 habitants en 1836 pour 111 ménages. Il  y a  242 personnes de sexe masculin dont 114 sont mariés, 17 sont veufs et 111 sont soit célibataires soit encore enfants. On compte 226 personnes de sexe féminin dont 114 mariées, 12 veuves et 100 célibataires ou bien encore enfants.

Les différents métiers en 1836

Parmi les 468 habitants du village, 188 déclarent un travail :

6 propriétaires, 54 cultivateurs, 1 ramonet, 29 journaliers ou journalières, 15 laboureurs, 14 brassiers, 1 jardinier, 29 bergers, 1 chevrier

5 domestiques, 3 servantes, 2 meuniers, 2 maréchaux, 2 revendeurs

1 appariteur  (il annonce à la population les événements à venir, la présence d’un marchand sur la place, les décisions municipales).

1 garde-champêtre, 3 maçons, 3 fournières,5 cordonniers ou apprentis, 1 lisseuse, 1 laitière, 5 voituriers, 2 charretiers, 1 cantonnier, 1 menuisier,  1 instituteur, 1 tailleur, 1 prêtre.

Recensement de la population en 1846

En 1846, alors que la population mondiale a dépassé le milliard de personnes, le nombre d’habitants  à Roquefort s’élève à 629,  il y a 183 ménages pour 155 maisons.

Dans le village même, on compte 133 maisons et 534 habitants, à Montpezat, on compte 16 maisons et 69 habitants enfin à La Murelle, il y a 6 maisons et 26 habitants. On recense 306 personnes de sexe masculin dont 151 hommes mariés, 18 veufs et 137 garçons (enfants ou célibataires).  Il y a 323 personnes de sexe féminin dont 152 femmes mariées, 23 veuves et 148 filles (enfants ou bien célibataires).

Les métiers

Sur les 629 habitants, 157 déclarent un travail :

 19 se déclarent propriétaires, 78 cultivateurs, 3 ramonets, 1 journalier, 3 ménagers, plus aucun brassier ou laboureur ni jardinier.

17 se déclarent bergers et 9 bergers domestiques

7 domestiques (hommes ou femmes)

1 meunier,3 maréchaux dont un se déclare aussi forgeron, 1 garde-champêtre, 2 maçons, 3 cordonniers, 1 marchand, 1 repasseuse, 1 bourrelier, 2 menuisiers, 1 tailleur, 1 instituteur, 1 prêtre, 2 employés au télégraphe à La Murelle dont l’un est aussi aubergiste.

 

Que se passait-il à cette époque?

Le 02 décembre 1804, sacre de Napoléon 1er. Passage des troupes en route vers l’Espagne.

En 1813, on recense 5885 moutons à Sigean et 32685 dans tout le canton.

En novembre 1813, quelques marins anglais débarquent d’une frégate mouillée au large des côtes et profitent de la nuit pour s’emparer du petit fort construit sur la jetée nord du port de La Nouvelle. Une quinzaine de garde-côtes commandés par un lieutenant constituent la garnison de ce fort disposant de canons. Un garde est tué et un autre blessé, les autres fuient vers le hameau de La Nouvelle dont les habitants pris de panique se réfugient à Sigean. Les Anglais incendient le fort et pillent le hameau. Le temps que les volontaires accourent de Narbonne et arrivent à Sigean, l’ennemi a rembarqué!

Le 18 juin 1815, défaite de Waterloo.

En 1818-1820, premier prolongement des jetées du port de La Nouvelle.

Au début du XIXème siècle, tout le pays est voué à la polyculture à base de céréales. La culture de la vigne est limitée sous l’influence lointaine mais préservée de la réglementation d’avant 1789 qui avait interdit l’extension du vignoble. A partir de 1820, la concurrence des blés étrangers et la hausse des rendements provoquent un effondrement des cours du blé. La plantation de vignes va s’imposer. Les superficies en blé diminuent alors que dans l’arrondissement de Narbonne, le vignoble va passer de 10 000 hectares à la veille de la Révolution pour atteindre 15 000 en 1815 et 30 000 hectares en 1852. Partout en Europe la consommation d’alcool augmente. En France, la consommation de vin passe de 91 litres par an à 162 litres par an et par adulte entre 1815 et 1870.

Le peuple se nourrit de pain et de pommes de terre, très peu de viande, un peu de porc le dimanche. La soupe et la bouillie constituent la base de l’alimentation avec le pain bis ou noir (orge, seigle, froment). Quelques légumes et fruits complètent ce régime; Le chocolat, le café ou le sucre sont considérés comme produits de luxe.

En 1827, on compte 3045 habitants à Sigean dont 300 qui habitent à La Nouvelle qui n’est encore qu’un hameau rattaché à Sigean.

En 1830, extension du port. La même année, le 12 novembre 1830, le marquis Auguste de Gléon et son fils aîné sont assassinés par des villageois de Villesèque. (voir  le livre de M Géa-Torrès sur le sujet).

En 1833, création de la Commission Archéologique de Narbonne dont Théodore Marty fut un membre correspondant.

En 1844, édit du roi Louis-Philippe qui fait de La Nouvelle une commune indépendante.

2 décembre 1851, coup d’état de Louis Napoléon Bonaparte.

 

Recensement de 1851.

Il est fait mention de deux rues dans le village qui compte 636 habitants, tous français et tous de religion catholique. Il y a 159 maisons et 169 ménages.

Le village est peuplé de 535 personnes alors que l’on recense 40 habitants à Montpezat, 6 à Cantéoulé, 2 à Gasparets, 11 à Triguedinas, 8 à la Saint-Jean, 5 à Castelsec, 20 à La Murelle et 4 à Grange Neuve.

On dénombre 311 personnes de sexe masculin, 153 hommes mariés, 22 veufs et 136 garçons. Il y a 325 personnes de sexe féminin dont 148 femmes mariées, 26 veuves et 151 filles.

Les métiers

La profession la plus représentée est celle de propriétaire-cultivateur. On recense 110 hommes déclarant ce métier, 81 femmes, très souvent leurs épouses, signalent le même métier.

On compte 18 cultivateurs ou cultivatrices, 57 journaliers ou journalières, 4 ramonets.

Il y a aussi 10 domestiques dont l’un est aussi propriétaire et 1 valet d’écurie.

On dénombre 1 chevrier et 28 bergers dont l’un est aussi cultivateur.

Trente et une personnes de plus de 65 ans sont enregistrées comme rentiers ou bien rentières, vivant le plus souvent avec enfants et petits-enfants.

Dans les différents métiers, on recense 1 curé, 1 tailleur, 1 garde-champêtre, 1 cantonnier, 1 bourrelier/ cultivateur et son épouse,1 boucher, 1 couturière, 1 marchande, 2 revendeuses, 1 laitière, 2 fournières, 4 lisseuses ( elles lustrent et lissent les étoffes), 4 cordonniers ou cordonnières ainsi qu’un apprenti cordonnier. Il y a aussi 1 instituteur et 2 soeurs institutrices, 2 employés du télégraphe, 1 aubergiste et son épouse cuisinière et 3 rouliers (voituriers). On compte 3 maçons,2 meuniers et leurs épouses et 1 garçon meunier.

Certaine personnes ont plusieurs fonctions: ainsi, on trouve 2 marchands d’étoffes qui sont aussi propriétaires, 1 menuisier aussi cultivateur, 1 cordonnier revendeur propriétaire et 2 revendeurs propriétaires, 2 maçons qui sont aussi propriétaires et un autre maçon qui se dit cultivateur. Il y a aussi un propriétaire meunier et son épouse et enfin 4 maréchaux-ferrants dont 2 sont aussi propriétaires et 1 cultivateur, plus 1 apprenti maréchal.

 

Recensement de 1866

La population recensé s’élève à 705; il y a 344 personnes de sexe masculin, dont 131 garçons, 196 hommes mariés et 17 veufs. On compte 361 personnes de sexe féminin dont 132 filles, 196 femmes mariées et 33 veuves.

Le village compte 622 habitants pour 187 maisons, il y a 27 habitants à La Murelle pour 6 maisons, 34 habitants à Montpezat pour 7 maisons, 7 habitants à la métairie de St Jean, 2 habitants à la grange de Barraque, 6 habitants à Castelsec, 3 habitants à Gasparets, 3 habitants à Grange Neuve et 1 habitant à Pantalon (micro-toponyme sur le lieu-dit de Fenouillet)

Les métiers

Comme toujours, la profession la plus nombreuse est celle de propriétaire, on en compte 66 et celle de cultivateur, ils sont 65 à se définir ainsi.

Viennent ensuite les bergers, 27 sur la commune, plus une chevrière à Montpezat.

Il y a 9 maçons, 5 domestiques, 5 cordonniers, 3 épiciers,2 boulangers, 3 menuisiers, 3 maréchaux-ferrants, 1 bourrelier, 1 meunier, 1 boucher, 2 rouliers, 2 gardes-champêtre, 1 cantonnier, 1 ancien douanier, 1 instituteur, 1 négociant et 11 rentiers.

 

 

 

 

 

 

PETIT PATRIMOINE LOCAL

 ALLÉE COUVERTE DU PLA DES COURBINES

Sépulture mégalithique du type couverte située sur le pla des Courbines. Ce dolmen sans équivalent dans les basses-Corbières, se trouve être le mégalithe le plus proche du littoral parmi tous ceux qui ont été inventoriés dans l’Aude

On se reportera pour le situer à la Carte d’Etat-major Lambert Coordonnées 76-646.70. Elle s’élève à 300 mètres environ d’une petite bergerie, en bordure du ravin dit de « l’Aigue Migal ».

Ce monument se compose de cinq dalles en calcaire local provenant des flancs même du mamelon. Leur épaisseur moyenne est de 0,15 m. Elles délimitent une chambre rectangulaire mesurant un peu moins de deux mètres sur 1 m 10 de large à la base, et orientée NE.SO.

Aujourd’hui.

aïgue Migeal + tombe 004

Dans les années 50.

  année 50 2

Source : Mégalithe et tumulus à Roquefort des Corbières par Yves Solier. Edition de l’A.R.H.P.

La CLOTTE

Vers 1869, Théodore Marty, un érudit Roquefortois découvrait dans le vallon de la Clotte (à 3 km au sud-ouest du village) 2 milliaires de l’époque augustéenne. Ces bornes que les romains plaçaient au bord des routes, de mille en mille, soit tous les 1481,50 m. L’un deux, encore debout indiquait la distance XVIème mille à partir de Narbonne, portait une inscription intacte, aujourd’hui en grande partie effacée «IMP.CAESAR/ DIVI F (ilius) AUGUSTUS/P (ater) P (atriae) PONTIFEX MAX(Umus)/ (COS) XII TRIBUNIC (ia) POTEST XXII. IMP. XIIII. (L’Empereur César Auguste/Fils de Dieu/Père de la Patrie/Pontife Suprême/ Honoré 12 fois de la Dignité Consulaire/21 fois du Pouvoir des Tribuns/14 fois de la Couronne de Général Vainqueur)

Théodore Marty en conclut que les milliaires étaient en place. Il considéra l’ensemble du site comme une mutatio, un relais routier établi en bordure de la voie Domitienne, la plus ancienne voie romaine de Gaule. Ce n’est qu’à partir de 1949 (découverte dans le Rieu de Treille du XXème mille au nom du fondateur de la voie Cneus Domitius Ahenobarbus) et des fouilles effectuées à la Clotte dans les années 1970 par l’archéologue Yves Solier que la vérité fut rétablie.

La voie Domitienne ne passait pas par les garrigues de la Clotte mais bien sur le littoral à proximité de l’autoroute. Néanmoins le site de la Clotte avec ses 4 milliaires, dont deux entiers en réutilisation dans l’architecture d’une construction médiévale d’époque indéterminée (vestige d’un dispositif oléicole, fragments de maies et de contrepoids de pressoir à huile) représente un important pôle d’habitation et d’exploitation qui témoigne de la présence de communautés agro-pastorales vivant là, des ressources de la nature.

© Marc PALA pour L’Association Roquefort Histoire et Patrimoine. Mai 2014.

Avant travaux

La Clotte1

   LaClotte2

       Après travaux

LA CHAPELLE SAINT-MARTIN

Elle est située à l’ouest du village, sur une colline boisée offrant un remarquable panorama sur le village et ses environs ainsi que sur le littoral. «Ici le paysage vaut cependant autant que la chapelle. Tout est beau et il fait bon se rendre à pied en ce lieu et voir ici ou là changer le paysage, au long des échappées de la montée». Quelques croix datées du XIXe siècle ou parfois plus récentes accompagnent les visiteurs tout au long du chemin d’accès.

Au XIIIe siècle ce lieu cultuel est mentionné. En 1320 elle fut unie à l’archiprêtré de la Basse-Corbières. Le procès verbal de la visite de l’année 1404 par l’évêque de Narbonne nous apprend que Roquefort avait pour annexe l’église de Montpezat.

Au 17e siècle, plus précisément le 25 mai 1624 une requête auprès de Robert Fabre consul du lieu est faite par l’archiprêtre Barthélémy Hugonenc qui dit vouloir faire réparer l’église paroissiale Saint-Martin suite aux démolitions intervenues au 16e siècle (guerre franco-espagnole) pour pouvoir y faire le service divin. Les registres paroissiaux mentionnent que de 1608 à fin 1709 les alentours de la chapelle ainsi que son chœur servirent de cimetière aux habitants les plus en vue de la communauté. Un deuxième cimetière dit de l’Hospital situé hors du site recevant les autres.

Au 18e siècle la carte du diocèse établie en 1763 signale à son emplacement un édifice ruiné.

L’édifice actuel fut probablement élevé au 19e siècle, aucune archive à ce jour ne nous indique les conditions de sa reconstruction.« Il s’agit d’un vaste bâtiment charpenté, épaulé par de massifs contreforts. Couronné d’une tour clocher carrée particulièrement trapue, percée de baies en plein cintre, (La tour et son environnement peuvent nous rappeler la Toscane).

Dès l’entrée sud vous êtes reçus par deux chapiteaux sculptés au pied-droit, assez haut en corbeille. Par leur feuillage aux angles vifs ils semblent du XIII e siècle finissant», il s’agit peut être d’un réemploi de l’ancien édifice? On peut regretter l’obturation de la porte dite porte des morts située aussi sur la façade sud face au chœur. Il subsiste à proximité immédiate de la chapelle un pan de mur que la tradition orale considère comme un vestige de la chapelle primitive.

Colline et chapelle bénéficient d’un classement au titre de  Site inscrit.

Sources:

  • A.D.113 E 16194
  • Les anciens pays de l’Aude par Elie Griffe, doyen honoraire de la faculté de théologie de Toulouse. Pages 101/102. Imprimerie Gabelle Carcassonne 1974.
  • « Dans le jeu de la terre et de la mer » par Robert Pirault .Pages 145/148. Serge Candéla éditeur Narbonne.
 Saint Martin             
                              St Martin

 

Chanson pour un roquefortois

Là-haut sur la colline
Où veille Saint Martin
Les pins courbent l’échine
Au vent frais du matin.
De leur masse mouvante
Montent d’âcres senteurs
Dont la vague puissante
Submerge les hauteurs.
Et l’antique chapelle
Dans leur écrin sertie
Restera toujours belle
Pour l’enfant du pays.
Cette touchante image,
Toute rusticité,
Rappelle le village
Au gars qui l’a quitté.
Souvenirs de jeunesse
Refluant à son cœur
Il revit la tendresse
De ses anciens bonheurs.
Refrain :
Chante le cers et souffle fort,
Je suis un fils de Roquefort.

 

Texte écrit par Roger Combres et paru dans son « Journal Rétro »

 

LE CALVAIRE1

A la fin du 19e siècle (1864) sur le lieu dit : L’Olivette, mi vigne mi jardin, furent édifiés : une Chapelle funéraire, un Calvaire et 14 Oratoires. La construction de l’ensemble fut ordonnée par des parents inconsolables après le décès de leur fils unique Justin Marty mort courageusement lors d’un incendie qui menaçait le village.

Depuis 2002 le Calvaire est propriété de la commune. L’association  » LES AMIS DU CALVAIRE » a entrepris sa restauration en 2007 consciente de l’importance qu’il avait dans la mémoire collective du village.

Après avoir franchi l’imposante grille d’accès au jardin, le visiteur accède à la petite chapelle aux murs intérieurs lambrissés ; son autel en marbre clair est dominé par 3 statues de style Saint Sulpicien en terre cuite provenant probablement des anciens ateliers Virebent de Toulouse.

Derrière la Chapelle, sur un promontoire, se dressent 3 statues en majesté : le CHRIST en croix, MARIE et St JEAN L’ÉVANGÉLISTE œuvre du Maître de Forges Jean Jacques DUCELL. Dans le jardin verdoyant sont adossés aux murs d’enceinte 14 oratoires. Ils se présentent sous forme de « niche » à fronton triangulaire surmontant une ouverture en arc en plein cintre en pierre de taille ocre. A l’intérieur de chaque oratoire, une plaque de fonte représente de façon très réaliste les 14 stations du Chemin de Croix.

Après 5 années de travaux effectués par des bénévoles et grâce à la générosité de donateurs attachés au Patrimoine bâti du village, la restauration du site est terminée depuis fin 2012. Toutefois, ce lieu si particulier qui invite à la réflexion, nécessite régulièrement des travaux d’entretien. Il est visité et apprécié lors d’évènements officiels à thème tels que la journée « Patrimoine Portes Ouvertes » en Juin et les journées Européennes du Patrimoine en Septembre.

Par ailleurs, 2 célébrations religieuses s’y déroulent chaque année, l’une pour la Procession du Chemin de Croix du Vendredi Saint, l’autre en Aout pour la Fête du Calvaire.

1) Texte reproduit avec l’aimable autorisation de l’association les Amis du Calvaire

Le Calvaire

 

L’EGLISE SAINT-ANTOINE L’ERMITE

L’ancienne église de Roquefort des Corbières s’érigeait au sud du château immédiatement en contrebas (au bout de la rue du soleil faisant angle avec la rue Jean Cathala située dans le haut du vieux village).Cette église ne fut paroissiale que vers 1607, elle remplace alors celle de Saint Martin.

Le procès verbal de la visite de la paroisse par Mgr Henri de Bonnechose, évêque de Carcassonne en l’année 1851 constate qu’elle est trop petite pour une population en constante augmentation, et mal située. Elle fut abandonnée entre 1853 et 1857, année de réception définitive de la nouvelle église. En 1869 la commune décide de la vente de celle-ci et de l’ancien presbytère, les fonds ainsi récupérés devant être affectés à la construction d’un nouveau cimetière.

Sources:

Archives municipales de la commune de Roquefort des Corbières: comptes rendus des délibérations du conseil municipal.

Journal rétro Roquefort des Corbières par Roger Combres.

 

L’EGLISE SAINT-MARTIN

Il s’agit de l’église actuelle située au centre du village ancien, dont les travaux de construction commencés en 1853 furent achevés définitivement en 1857.

Elle présente une vaste nef précédée d’une tribune, une abside polygonale et un transept peu débordant. L’ensemble est couronné par une tour-clocher massive.

Les tableaux propriété de la commune (classés aux Monuments Historiques respectivement en 1975-1964-1964) qui ornaient l’intérieur de l’église se trouvent actuellement au musée de Narbonne où ils sont entreposés.

1 La multiplication des pains œuvre du 17e siècle.

2 L’Enfant Jésus, 17e siècle, œuvre de l’école Flamande attribué à Van Thulden (1606-1676)

3 Religieuse en prière (panneau peint) 16e siècle.

 

Eglise

 

Sources:

Archives municipales de la commune de Roquefort des Corbières: Comptes rendu des délibérations du Conseil municipal.

Ministère de la culture: http://www.culture.gouv.f.r

 

LES CAPITELLES

La capitelle est rarement un habitat permanent, c’est plutôt un abri destiné à accueillir temporairement outils, matériaux, ou personnes.

Construite sur un terrain souvent ingrat aux époques de grands défrichements, elle emploie comme matériau de construction ce que livrent le défonçage et l’épierrement du lieu. Il s’agit très souvent de calcaire mais on trouve aussi, selon la géologie locale, du schiste, du grès, du granit, ou même du basalte.

Les pierres extraites et ramassées pour rendre le lieu propre à la culture (vigne, oliviers, etc.) ou à l’élevage, sont entassées aux abords du terrain en monticules parfois encore visibles aujourd’hui, que l’occitan désigne sous le terme de «clapas». Certaines pierres sont sélectionnées et mises à part en vue de l’édification de murets de clôture, de terrasses, ou d’abris.

Toutes les pierres destinées à la construction de la cabane ne sont pas laissées à l’état brut: elles peuvent être dégrossies dans un but fonctionnel ou esthétique, mais il ne s’agit pas d’une véritable maçonnerie de pierres taillées.

Sur un sol éventuellement aménagé pour bloquer l’édifice, les murs sont montés en assemblant les pierres sans aucun mortier, puis une voûte (qui peut parfois commencer dès le sol) est montée pour couvrir le tout.

 Capitelle vers Castelsec en bas du Crès de la Louve (photo de Daniel Jallot).

Les cabanes de pierre sèche actuellement debout ne sont pas d’époque préhistorique, ni attribuables aux Gaulois, aux Romains ou aux hommes du Moyen Age. Elles datent d’une période qui s’étend à peu près du XVIIsiècle au début du XXe siècle.

Elles sont l’œuvre de paysans, vignerons, cultivateurs, charbonniers, voire simples ouvriers accédant à la propriété de quelques arpents d’une pauvre terre à défricher. Certains sont devenus des spécialistes connus et sollicités, des sortes de maçons à pierre sèche, et ont pu user de ce savoir-faire comme activité secondaire.

Cette architecture populaire, œuvre de bâtisseurs sans diplôme, n’est pas une architecture improvisée ni approximative. Elle est le témoin d’une maîtrise technique très précise.

Actuellement, en France comme dans d’autres pays d’Europe, s’affirme de plus en plus la volonté de conserver, restaurer, en un mot sauvegarder ce patrimoine fragile.

estagnol 027 Capitelle du Cres Blanc

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Capitelle des Caulasses.

LE FOUR A CHAUX

Les fours à chaux du XIXe siècle,construits en maçonnerie,convertissaient le calcaire en chaux par l’action du feu sur les lieux où se trouvaient la pierre calcaire et le bois nécessaire à la combustion.Cette première étape du cycle de la chaux, nommée calcination, dépendait du savoir-faire du chaufournier et de son équipe,qui assuraient l’alimentation du four et veillaient à son bon fonctionnement.

Matériau très ancien, la chaux fut utilisée dès l’époque romaine pour fabriquer les mortiers des constructions des plus simples aux plus colossales…Depuis des siècles et encore aujourd’hui, la chaux donne lieu à de multiples usages, associés aux différentes étapes de son cycle de fabrication.

Four à chaux du Saut de Millérou, nettoyé par Frédéric Olive et Philippe Castan.

La chaux éteinte est aussi utilisée par les agriculteurs pour neutraliser l’acidité des sols, lors de l’opération appelée le chaulage.

 

Four à chaux 006 Four à chaux de Courrejou.

Ouvreau

 

Extraction de la chaux vive:
On défournait la chaux par l’ouvreau situé en bas du four.

Chemin -ruisseau

Autrefois, les ruisseaux étaient souvent utilisés comme chemin, ainsi on préservait la terre dans les champs pour les cultures.

Chemin-ruisseau vers Montpezat le bas, nettoyé par Alain Castan.

BORNES DE LIEUES

Borne de lieu N°9

Borne de lieu9

Borne 7  Borne de lieu N°7

* 1 lieue gauloise = 2.222 km

*1 lieue de Paris (jusqu’en 1674) = 1666 toises.

* La même de 1674 à 1731 = 2000 toises soit 3.898 km

*A partir de 1737, elle valait pour: le transport des grains 2400 toises.

* les ponts et chaussées 2000 toises.

*Les postes 2200 toises.

BORNES DE DÉLIMITATION DE PROPRIÉTÉ OU DE TERRITOIRE

Borne1Borne2

SAUVONS NOS CABANONS DE VIGNE!

SAUVONS NOS CABANONS DE VIGNE !

Édifies à la fin du XIXe siècle ou dans la première moitié du XXe, près de cinquante  cabanons de vigne  parsèment le paysage roquefortois.

Nos aïeux les avaient construits pour s’abriter et loger le cheval par mauvais temps.

Nous les avons recensés et hélas il ne reste presque plus rien d’une douzaine d’entre eux, un pan de mur tout au plus.

Le vent (ou des pilleurs) a emporté les tuiles de quelques autres, certains menacent de  s’écrouler dans la décennie à venir.

Bien sur, il ne s’agit pas de les reconstruire pour en faire un gite locatif ou pour les vendre ensuite comme résidence secondaire mais cependant il nous semblerait  judicieux qu’une convention liant la municipalité et des propriétaires désireux de sauvegarder leur cabanon soit élaborée et rédigée afin que ces « survivants » de notre ruralité puissent résister encore longtemps aux intempéries et aux outrages du temps.

 

Cabanon de garouille

Cabanon de Garouille

Cabanon de Saint Clément

Cabanon de Saint-Clément.

 Il y a quelques années encore, il avait un toit !

Et demain?

 

 

cabanon sur Cantéoulé

 

Cabanon sur Cantéoulé.

 

Liens Intéressants

LIENS INTÉRESSANTS

 

Il nous a paru utile de donner les adresses des  sites d’associations qui ont des centres d’intérêts proches des notres et qui sont de Roquefort ou bien géographiquement voisins de notre commune.

Si vous souhaitez que d’autres liens vers des associations soient insérés sur notre site, vous pouvez nous le faire savoir. Toute contribution est bienvenue.

 

roquefort 016 

1-Pour les amateurs de randonnées, pour ceux qui aiment arpenter la garrigue, pour tous ceux qui veulent découvrir des sites uniques, allez voir le site de cette association roquefortoise. Son président, Jean-Marie Sanchis, pourra vous guider.

Roquefort Corbières Randonnées

2-L’Association « La Voix des Garrigues » regroupe des passionnés des paysages des Corbières Maritimes, soucieux de l’équilibre entre l’homme et son environnement.

Voici l’adresse de leur site.

La voix des garrigues

3-Pour mieux connaitre la région et découvrir le patrimoine de la narbonnaise :

http://www.parc-naturel-narbonnaise.fr/

4-Site du musée des Corbières de Sigean:

http://audealaculture.fr/musees/collection-histoire 

5-Le « Garri » une association qui étudie l’espace rural audois en particulier le Massif de Fontfroide sous ses différents aspects (historiques, géographiques, culturels….)

http://garri11.free.fr/

 

6-Si vous voulez faire une randonnée aux alentours du village de Lapalme.

http://lapalme-tourisme.com/fr/sport/59-randonnees-a-pied-ou-vtt.html

 

7-Pour mieux connaitre l’histoire du château du Lac et du château de Mattes.

https://sites.google.com/site/sigeanhistoireduchateaudulac/home/la-sombre-destinee-du-chateau-du-lac

8-Si vous êtes intéressés par la spéléologie:

spéléo club de la Serre de Roquefort des Corbières. Roquefort des Corbières AUDE

 

9- Pour aller sur le site des archives départementales et en particulier pour voir les archives en ligne.

http://audealaculture.fr/archives

 

10- La société d’études scientifiques de l’Aude.

Pour mieux connaitre l’archéologie, l’histoire, la géographie du département.

http://www.sesa-aude.fr/

 

Toponymie et microtoponymie de la commune

Un toponyme est un nom de lieu et la toponymie est l’ensemble des noms de lieux d’une région ou comme ici d’une commune.

Un microtoponyme est un nom de lieu secondaire affectant une superficie réduite. On utilise aussi le terme d’anthropotoponyme quand le nom du lieu provient du nom d’une personne (exemple La Murelle vient de la famille Murel)

Depuis des siècles, les hommes ont baptisé des lieux, leur donnant des noms pour mieux communiquer, c’était aussi un moyen pour le défricheur de s’approprier des morceaux de terre, pour les bergers c’étaient des repères visuels qui étaient dénommés.

En étudiant les noms de lieux on peut faire défiler toute l’histoire de notre commune et retracer le passage de ses différents habitants.

Les celtes, les premiers peut-être, nous ont laissé le toponyme « La Cassagne » forêt de chênes. Les romains nous ont donné « La serre de Ferrus » (ferus signifiant sauvage, non cultivé).

Les wisigoths à leur suite nous ont légué le terme « bosc » forêt (Le Bosc Negre, le camin del bosc).

Grace au compoix de 1583, nous savons que nos lointains aïeux désignaient par le même nom que nous, des lieux chers aux Roquefortois : « la Combe de Laval » « la Roque Traucade »

Quant à « l’Estron de la Vieille », à quelle époque un berger malicieux a-t-il baptisé ainsi cette colline dont le sommet se voit de fort loin ?

Un dictionnaire des lieux dits de Roquefort des Corbières sera sans doute édité par notre association, Marc Pala (qui d’autre que lui ?) y travaille et l’ouvrage est en bonne voie, en attendant nous vous proposons une vue satellitaire de la commune légendée de tous les toponymes connus à ce jour. Il suffit de cliquer sur le lien suivant :

TOPONYMIE DE LA COMMUNE DE ROQUEFORT DES CORBIERES

Pour terminer, une citation de Marc, « Que reste-t-il d’un lieu quand tout est effacé, ses appellations, son histoire…? »