LE MONUMENT AUX MORTS

Après la première guerre mondiale, entre 1920 et 1925, la majorité des 36000 communes de France, décida d’ériger des monuments en hommage à leurs morts pour la patrie.

L’état réglementa ces édifications et aida à leur construction en accordant des subventions qui s’ajoutèrent aux souscriptions populaires lancées bien souvent par les anciens combattants.

Il ne s’agissait pas de glorifier la victoire mais d’honorer ceux qui avaient perdu la vie et de rappeler leur sacrifice.

A Roquefort des Corbières, le 27 février 1921, le maire du village, Aubin Alexandre, informait les membres du conseil municipal que la souscription en faveur de l’érection d’un monument commémoratif atteignait la somme de 8725 francs.

En août 1921, le conseil municipal approuvait les plans présenté par M Gourdon architecte et décidait que le monument serait érigé sur un terrain communal en bordure de la rue du puits.En outre, il inscrivait en recette la somme de 8725 francs, produit de la souscription publique et décidait que la totalité de la dépense qui s’élevait à 15 800 francs  serait prise en charge grâce à un prélèvement de 8000 francs sur le budget de la commune.

Voici donc le premier projet:

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Comme on le voit, à l’origine, ce monument devait s’élever devant l’église sur un terrain bordant la rue du puits, aujourd’hui rue des trois moulins.

Ce terrain était-il trop exigu ou bien un monument laïque ne pouvait pas se situer à côté d’un édifice religieux? Nous n’avons pas réussi à trouver la raison du changement de place de notre monument aux morts.

En  juin 1922, la commune décidait l’achat d’un terrain avenue de Sigean, terrain appartenant M Baptiste Alexandre et fort bien situé selon la lettre de l’architecte.

Voici les plans du second projet et le dessin de la statue.

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Les travaux sont presque terminés, les ouvriers prennent la pose.

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Photographie de l’inauguration du monument aux morts.

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Cette inauguration fut célébrée avec faste et donna lieu à une grande fête ainsi qu’à un banquet; ce qui obligea le conseil municipal de la commune lors de la séance du 19 août 1923 à délibérer sur les dépenses faites et impayées. La commune n’ayant pas les ressources suffisantes pour y faire face, il fut décidé de recourir à un emprunt!

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LES TROIS MOULINS

Les 3 moulins

LES TROIS MOULINS

Pour accéder aux trois moulins dont on aperçoit les silhouettes imposantes depuis le village, il vous faut remonter la rue des Trois moulins, arrivé à son extrémité, tourner à droite, prendre la rue du Camin Del Bosc sur 200 mètres, tourner à droite suivre le chemin de la Serre et au premier chemin sur votre gauche remonter vers le Pla de Roque (col de Naut). Vous apercevrez sur votre gauche un premier moulin probablement construit au 18e siècle propriété de la famille Alexandre jusqu’en 1863 date de sa démolition. Dans la seconde moitié du XXe siècle, ce qui reste du moulin devient la propriété de la commune qui le vendra dans les années 70. Le moulin est devenu depuis une résidence secondaire.

L’histoire du second moulin est un peu différente, celui-ci fut construit en 1821 en indivision. Vendu en 1859 l’acte de vente décrivait ainsi le moulin:«un moulin à vent allant et moulant, faisant de blé farine, situé sur le pla de Roque» le nouveau propriétaire, boulanger et meunier de son état avait pour épouse une Alexandre. En 1880 les anciens propriétaires le laisseront à leur neveu lui aussi meunier. Abandonné dans la deuxième moitié du 19e siècle, vendu en 1968, il fut lui aussi transformé en résidence secondaire.

Le troisième moulin situé plus à l’est sur le plateau appartenait lui aussi à la famille Alexandre, construit vraisemblablement au 18e siècle il est mentionné en 1829 comme «une vieille tour de moulin à vent construite en maçonnerie qui a été abandonnée» Devenu propriété de la commune, aujourd’hui résidence secondaire. (Le plan cadastral de 1817 dit plan napoléonien il est indiqué «Vieux moulin abandonné»)

Les vieux moulins à vent de nos villages des Corbières ont cessé toute activité depuis plus d’un siècle. Aujourd’hui le cers fait tourner de nouveaux moulins éoliens sur nos collines, ils attendent le nouveau Don Quichotte.

Les compoix de 1583 et 1604 font état d’un moulin à la rivière.

En 1663 il est conclu un bail pour un moulin à eau à moudre le blé à la Murelle en bordure du Rieu.

Sources :

© Une Famille Roquefortoise: Les Alexandre par Bernard Péricon et Robert Masquet. Édition de l’Association Roquefort Histoire et Patrimoine.

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Les 3 moulins

L’UNION SPORTIVE ROQUEFORTOISE

Le 28 octobre 1934, naissait l’Union Sportive Roquefortoise. Cette association avait pour objet l’éducation physique et le développement des connaissances techniques et pratiques du jeu de rugby.

Son siège social est fixé au café Azeau.

Ses membres fondateurs, composant le conseil d’administration, sont:

Louis Castan , président, boucher à Roquefort des Corbières.

André Combre, vice-président, propriétaire.

Emile Salamo, secrétaire, propriétaire.

Joseph Castany, trésorier, propriétaire.

 

L’équipe de l’Union Sportive Roquefortoise en ?

Rangée du haut de gauche à droite:
 Avec le béret Martin CHANAUD, avec la casquette Joseph CASTANY, Robert GOUZY, Michel MARTY, François FRESQUET, Pierre TICHADOU, Noël BALES, Emile SALAMO, avec le béret Louis CASTAN.
Rangée du milieu de gauche à droite:
 Auguste SUZANNE, Emile CHANAUD, Raoul CONTE, Joseph BEY, Pierre GOUZY, Vincent VIVES, Emile BEY et Fonfon MARTY (le soigneur).
 Rangée du bas de gauche à droite:
 Lucien FERRAND, Octave CONTE, Maurice SUZANNE.

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L’équipe de l’Union Sportive Roquefortoise en ?

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Debout de gauche à droite: Armand Combre, Emile Salamo, Maurice Suzanne, Maurice Castan, Joseph Bey, Arthur Bey, Vincent Vives, Terrier, François Fresquet, Armand Tichadou, Gérard Alexandre.

Rang du milieu: Jules Martin Chanaud, Gouzy, Noël Bales avec le ballon (capitaine), ?

Premier rang: Louis Bonnet, Raoul Conte, Auguste Suzanne.

Saison 1934.

Debout de gauche à droite: Louis Castan, président, Rainury,François Fresquet, Elie Garrigues,Michel Marty, Joseph Bey,Pierre Tichadou,Pierre Gouzy,Emile Salamo.

Rang du milieu: Vincent Vives, Raoul Conte, Lucien Ferrand, Emile Bey, Alphonse Marty, soigneur.

Assis: Maurice Suzanne, Octave Conte et Vincent Viola.

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 Saison 1935/1936

Chalenge des Corbières

Rangée du haut de gauche à droite :

RENURI, Jean MALET, Michel MARTY, Joseph BEY, Raymond BEDOS, Pierre TICHADOU, Elie GARRIGUES, Pierre GOUZY, Lucien FERRAND, Marcel MARTY .

Rangée du bas de gauche à droite :

Avec le béret ?, Emile CHANAUD, Maurice SUZANNE, Jean OLIVE, Vincent VIOLA, Vincent VIVES.

Rugby

 

 

Saison 1945

Rangée du haut de gauche à droite:

Noël Pujol,Elie Garrigues,Jean Bartre, Henri Olive, Auguste Combres, Emile Bey, Gilbert Théron, Raymond Birba,Maurice Suzanne, Jean Castan.

Rangée du bas, de gauche à droite:

Constant Altadill, Titin Barcelo, Maurice Sanchis, Germain Séguy, Jean Clastes, Raymond Castan, Louis Botella le soigneur.

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ACTUALITES

TRAVAUX

Le mardi 23 mai, nous sommes allés au Crès Blanc remettre en état la capitelle au bord du chemin. Elle avait souffert des intempéries ou bien de dégradations…..

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Capitelle Clos de L'Aigue

 

Fin avril, deux adhérents de notre association, Elvia Masquet et Bernard Battle, sont allés débroussailler et remettre en état la capitelle de Sous-Roque. Nous les remercions pour cette intervention et leur esprit d’initiative.

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Début février, lors de la journée de l’environnement, une équipe de bénévoles a nettoyé les abords des bornes milliaires sur le site de La Clotte, comme tous les ans.

Les travaux presque terminés, quatre courageux (Frédéric Olive, Gilles Fuster, Olivier Pertl et Jean-Marie Sanchis) sont allés dégager les ruines d’un vieux cabanon des ronces et des broussailles qui le cachaient à la vue des randonneurs qui montent à La Clotte.

Une pensée pour celui qui, il y a fort longtemps sans doute, avait construit cet abri pour se préserver de la pluie quand il venait cultiver le tout petit arpent de terre délimité par des « faïsses » que l’on peut apercevoir à droite du chemin en montant.

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Avant Travaux

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Après travaux

PARUTIONS

Le carnet N° 19 « Le massif de la Clape » vient de paraitre!

 

La dernière brochure de notre association vient de sortir: son titre « Mon Vilatge ».

Ecrit par Paul Rivière, ce récit évoque la vie du village de Roquefort des années 1930 à la fin des années cinquante, des souvenirs d’enfance narrés avec talent.

Voici un extrait:

« C’est dans ce petit coin du monde, entre la mer et les garrigues, entre ce chapelet d’étangs qui borde la Méditerranée et ce pays accidenté qu’on appelle le Massif des Corbières que j’ai mes racines et mes souvenirs. »

L’association Roquefort Histoire et Patrimoine remercie Lucette et Pierre Rivière, les enfants de Paul, pour avoir donné l’autorisation de publier ses mémoires.

Cette brochure sera disponible à l’épicerie ou bien au siège de l’association au prix de 5 euros.

ASSEMBLEE GENERALE

Le 22 avril 2017, s’est tenue dans les locaux de l’association CDS/PCO l’assemblée générale de l’association.

Nous tenons à vivement remercier Michèle et Roger Dolléans de leur accueil et de leur gentillesse.Après la présentation du bilan financier, les activités de 2016 ont été abordées.

Comme tous les ans, le premier samedi de février, l’association et de nombreux bénévoles ont participé à l’entretien du site de La Clotte dans le cadre de la journée de l’environnement.

En août 2016, l’association a participé à la fête « Une cave, une histoire » en organisant une conférence-diaporama sur l’île Sainte-Lucie, suivie d’une ballade contée en collaboration avec l’association Roquefort rencontres.

Avec l’école de Roquefort nous avons participé en septembre à une matinée pour nettoyer le village dans le cadre de l’opération « Nettoyons la nature ».

Dans le cadre des médiévales de Fleury d’Aude, nous avons été sollicités par l’association  » Au fil du temps » pour une conférence-diaporama sur la pierre sèche.

Quelques chiffres ont été donnés concernant ce site. Cent soixante visiteurs pour mille sept cent soixante dix visites de juillet à décembre 2016 et trois cent soixante et douze  visiteurs  depuis janvier 2017. Il n’y a pas que les membres de l’association à se rendre sur le site puisque ont été dénombrés des visiteurs de divers pays: Suisse, USA, Allemagne, Belgique, Espagne, Royaume Uni mais aussi Algérie, Tunisie, Haïti etc…

Deux nouvelles brochures ont été éditées par notre association:

« Des limites de Montpezat » de Marc Pala et « Mon Vilatge » les mémoires de Paul Rivière (voir ci-dessous).

A paraître dans le courant du 2ème semestre : Dictionnaire chronologique du clergé de Roquefort des Corbières, par Robert Masquet.

 Clergé

Sont en préparation, une suite pour Montpezat sur le bornage et les procès par Marc Pala, ainsi que la généalogie des Pompadour par Bernard Péricon.

Est aussi prévue la réalisation d’une brochure sur l’hydrographie à Roquefort.

Une sortie à Ambrussum en covoiturage est prévue.

L’association remercie Michèle et Roger Dolléans, Fabienne Clastes et bien sûr notre ami Marc Pala pour l’aide considérable apportée à la réalisation de nos objectifs.

L’ordre du jour étant épuisé la place est laissée à Marc Pala pour la conférence « Histoire d’eau, le Rieu » suivie d’un repas au local rue Chantevent mis à notre disposition par l’association CDS/PCO de Michèle et Roger Dolléans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ROQUEFORT EN 1817

LE VILLAGE DE ROQUEFORT EN 1817

 

Sur cette reproduction du village dans le cadastre dit napoléonien  en 1817, on peut remarquer le rectangle bleu à gauche qui correspond à l’ancien    cimetière,    aujourd’hui transformé en parking, ainsi que l’ancienne église Saint Antoine (bâtiment n°30 coloré en bleu).

L’église nouvelle n’a pas encore été construite et la rue de l’église n’existe pas.

En revanche, la rue de la placette, la rue du porche ainsi que la grand’ rue sont déjà là.

Le chemin de Villesèque correspond à l’actuelle rue de St Martin, la rue du puits s’appelle désormais la rue des Trois moulins et la rue de la croix est devenue la rue du soleil.

On note la présence d’un puits à l’intersection des rues de la croix et des moulins.

 

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PETIT PATRIMOINE LOCAL

 ALLÉE COUVERTE DU PLA DES COURBINES

Sépulture mégalithique du type couverte située sur le pla des Courbines. Ce dolmen sans équivalent dans les basses-Corbières, se trouve être le mégalithe le plus proche du littoral parmi tous ceux qui ont été inventoriés dans l’Aude

On se reportera pour le situer à la Carte d’Etat-major Lambert Coordonnées 76-646.70. Elle s’élève à 300 mètres environ d’une petite bergerie, en bordure du ravin dit de « l’Aigue Migal ».

Ce monument se compose de cinq dalles en calcaire local provenant des flancs même du mamelon. Leur épaisseur moyenne est de 0,15 m. Elles délimitent une chambre rectangulaire mesurant un peu moins de deux mètres sur 1 m 10 de large à la base, et orientée NE.SO.

Aujourd’hui.

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Dans les années 50.

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Source : Mégalithe et tumulus à Roquefort des Corbières par Yves Solier. Edition de l’A.R.H.P.

La CLOTTE

Vers 1869, Théodore Marty, un érudit Roquefortois découvrait dans le vallon de la Clotte (à 3 km au sud-ouest du village) 2 milliaires de l’époque augustéenne. Ces bornes que les romains plaçaient au bord des routes, de mille en mille, soit tous les 1481,50 m. L’un deux, encore debout indiquait la distance XVIème mille à partir de Narbonne, portait une inscription intacte, aujourd’hui en grande partie effacée «IMP.CAESAR/ DIVI F (ilius) AUGUSTUS/P (ater) P (atriae) PONTIFEX MAX(Umus)/ (COS) XII TRIBUNIC (ia) POTEST XXII. IMP. XIIII. (L’Empereur César Auguste/Fils de Dieu/Père de la Patrie/Pontife Suprême/ Honoré 12 fois de la Dignité Consulaire/21 fois du Pouvoir des Tribuns/14 fois de la Couronne de Général Vainqueur)

Théodore Marty en conclut que les milliaires étaient en place. Il considéra l’ensemble du site comme une mutatio, un relais routier établi en bordure de la voie Domitienne, la plus ancienne voie romaine de Gaule. Ce n’est qu’à partir de 1949 (découverte dans le Rieu de Treille du XXème mille au nom du fondateur de la voie Cneus Domitius Ahenobarbus) et des fouilles effectuées à la Clotte dans les années 1970 par l’archéologue Yves Solier que la vérité fut rétablie.

La voie Domitienne ne passait pas par les garrigues de la Clotte mais bien sur le littoral à proximité de l’autoroute. Néanmoins le site de la Clotte avec ses 4 milliaires, dont deux entiers en réutilisation dans l’architecture d’une construction médiévale d’époque indéterminée (vestige d’un dispositif oléicole, fragments de maies et de contrepoids de pressoir à huile) représente un important pôle d’habitation et d’exploitation qui témoigne de la présence de communautés agro-pastorales vivant là, des ressources de la nature.

© Marc PALA pour L’Association Roquefort Histoire et Patrimoine. Mai 2014.

Avant travaux

La Clotte1

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       Après travaux

LA CHAPELLE SAINT-MARTIN

Elle est située à l’ouest du village, sur une colline boisée offrant un remarquable panorama sur le village et ses environs ainsi que sur le littoral. «Ici le paysage vaut cependant autant que la chapelle. Tout est beau et il fait bon se rendre à pied en ce lieu et voir ici ou là changer le paysage, au long des échappées de la montée». Quelques croix datées du XIXe siècle ou parfois plus récentes accompagnent les visiteurs tout au long du chemin d’accès.

Au XIIIe siècle ce lieu cultuel est mentionné. En 1320 elle fut unie à l’archiprêtré de la Basse-Corbières. Le procès verbal de la visite de l’année 1404 par l’évêque de Narbonne nous apprend que Roquefort avait pour annexe l’église de Montpezat.

Au 17e siècle, plus précisément le 25 mai 1624 une requête auprès de Robert Fabre consul du lieu est faite par l’archiprêtre Barthélémy Hugonenc qui dit vouloir faire réparer l’église paroissiale Saint-Martin suite aux démolitions intervenues au 16e siècle (guerre franco-espagnole) pour pouvoir y faire le service divin. Les registres paroissiaux mentionnent que de 1608 à fin 1709 les alentours de la chapelle ainsi que son chœur servirent de cimetière aux habitants les plus en vue de la communauté. Un deuxième cimetière dit de l’Hospital situé hors du site recevant les autres.

Au 18e siècle la carte du diocèse établie en 1763 signale à son emplacement un édifice ruiné.

L’édifice actuel fut probablement élevé au 19e siècle, aucune archive à ce jour ne nous indique les conditions de sa reconstruction.« Il s’agit d’un vaste bâtiment charpenté, épaulé par de massifs contreforts. Couronné d’une tour clocher carrée particulièrement trapue, percée de baies en plein cintre, (La tour et son environnement peuvent nous rappeler la Toscane).

Dès l’entrée sud vous êtes reçus par deux chapiteaux sculptés au pied-droit, assez haut en corbeille. Par leur feuillage aux angles vifs ils semblent du XIII e siècle finissant», il s’agit peut être d’un réemploi de l’ancien édifice? On peut regretter l’obturation de la porte dite porte des morts située aussi sur la façade sud face au chœur. Il subsiste à proximité immédiate de la chapelle un pan de mur que la tradition orale considère comme un vestige de la chapelle primitive.

Colline et chapelle bénéficient d’un classement au titre de  Site inscrit.

Sources:

  • A.D.113 E 16194
  • Les anciens pays de l’Aude par Elie Griffe, doyen honoraire de la faculté de théologie de Toulouse. Pages 101/102. Imprimerie Gabelle Carcassonne 1974.
  • « Dans le jeu de la terre et de la mer » par Robert Pirault .Pages 145/148. Serge Candéla éditeur Narbonne.
 Saint Martin             
                              St Martin

 

Chanson pour un roquefortois

Là-haut sur la colline
Où veille Saint Martin
Les pins courbent l’échine
Au vent frais du matin.
De leur masse mouvante
Montent d’âcres senteurs
Dont la vague puissante
Submerge les hauteurs.
Et l’antique chapelle
Dans leur écrin sertie
Restera toujours belle
Pour l’enfant du pays.
Cette touchante image,
Toute rusticité,
Rappelle le village
Au gars qui l’a quitté.
Souvenirs de jeunesse
Refluant à son cœur
Il revit la tendresse
De ses anciens bonheurs.
Refrain :
Chante le cers et souffle fort,
Je suis un fils de Roquefort.

 

Texte écrit par Roger Combres et paru dans son « Journal Rétro »

 

LE CALVAIRE1

A la fin du 19e siècle (1864) sur le lieu dit : L’Olivette, mi vigne mi jardin, furent édifiés : une Chapelle funéraire, un Calvaire et 14 Oratoires. La construction de l’ensemble fut ordonnée par des parents inconsolables après le décès de leur fils unique Justin Marty mort courageusement lors d’un incendie qui menaçait le village.

Depuis 2002 le Calvaire est propriété de la commune. L’association  » LES AMIS DU CALVAIRE » a entrepris sa restauration en 2007 consciente de l’importance qu’il avait dans la mémoire collective du village.

Après avoir franchi l’imposante grille d’accès au jardin, le visiteur accède à la petite chapelle aux murs intérieurs lambrissés ; son autel en marbre clair est dominé par 3 statues de style Saint Sulpicien en terre cuite provenant probablement des anciens ateliers Virebent de Toulouse.

Derrière la Chapelle, sur un promontoire, se dressent 3 statues en majesté : le CHRIST en croix, MARIE et St JEAN L’ÉVANGÉLISTE œuvre du Maître de Forges Jean Jacques DUCELL. Dans le jardin verdoyant sont adossés aux murs d’enceinte 14 oratoires. Ils se présentent sous forme de « niche » à fronton triangulaire surmontant une ouverture en arc en plein cintre en pierre de taille ocre. A l’intérieur de chaque oratoire, une plaque de fonte représente de façon très réaliste les 14 stations du Chemin de Croix.

Après 5 années de travaux effectués par des bénévoles et grâce à la générosité de donateurs attachés au Patrimoine bâti du village, la restauration du site est terminée depuis fin 2012. Toutefois, ce lieu si particulier qui invite à la réflexion, nécessite régulièrement des travaux d’entretien. Il est visité et apprécié lors d’évènements officiels à thème tels que la journée « Patrimoine Portes Ouvertes » en Juin et les journées Européennes du Patrimoine en Septembre.

Par ailleurs, 2 célébrations religieuses s’y déroulent chaque année, l’une pour la Procession du Chemin de Croix du Vendredi Saint, l’autre en Aout pour la Fête du Calvaire.

1) Texte reproduit avec l’aimable autorisation de l’association les Amis du Calvaire

Le Calvaire

 

L’EGLISE SAINT-ANTOINE L’ERMITE

L’ancienne église de Roquefort des Corbières s’érigeait au sud du château immédiatement en contrebas (au bout de la rue du soleil faisant angle avec la rue Jean Cathala située dans le haut du vieux village).Cette église ne fut paroissiale que vers 1607, elle remplace alors celle de Saint Martin.

Le procès verbal de la visite de la paroisse par Mgr Henri de Bonnechose, évêque de Carcassonne en l’année 1851 constate qu’elle est trop petite pour une population en constante augmentation, et mal située. Elle fut abandonnée entre 1853 et 1857, année de réception définitive de la nouvelle église. En 1869 la commune décide de la vente de celle-ci et de l’ancien presbytère, les fonds ainsi récupérés devant être affectés à la construction d’un nouveau cimetière.

Sources:

Archives municipales de la commune de Roquefort des Corbières: comptes rendus des délibérations du conseil municipal.

Journal rétro Roquefort des Corbières par Roger Combres.

 

L’EGLISE SAINT-MARTIN

Il s’agit de l’église actuelle située au centre du village ancien, dont les travaux de construction commencés en 1853 furent achevés définitivement en 1857.

Elle présente une vaste nef précédée d’une tribune, une abside polygonale et un transept peu débordant. L’ensemble est couronné par une tour-clocher massive.

Les tableaux propriété de la commune (classés aux Monuments Historiques respectivement en 1975-1964-1964) qui ornaient l’intérieur de l’église se trouvent actuellement au musée de Narbonne où ils sont entreposés.

1 La multiplication des pains œuvre du 17e siècle.

2 L’Enfant Jésus, 17e siècle, œuvre de l’école Flamande attribué à Van Thulden (1606-1676)

3 Religieuse en prière (panneau peint) 16e siècle.

 

Eglise

 

Sources:

Archives municipales de la commune de Roquefort des Corbières: Comptes rendu des délibérations du Conseil municipal.

Ministère de la culture: http://www.culture.gouv.f.r

 

LES CAPITELLES

La capitelle est rarement un habitat permanent, c’est plutôt un abri destiné à accueillir temporairement outils, matériaux, ou personnes.

Construite sur un terrain souvent ingrat aux époques de grands défrichements, elle emploie comme matériau de construction ce que livrent le défonçage et l’épierrement du lieu. Il s’agit très souvent de calcaire mais on trouve aussi, selon la géologie locale, du schiste, du grès, du granit, ou même du basalte.

Les pierres extraites et ramassées pour rendre le lieu propre à la culture (vigne, oliviers, etc.) ou à l’élevage, sont entassées aux abords du terrain en monticules parfois encore visibles aujourd’hui, que l’occitan désigne sous le terme de «clapas». Certaines pierres sont sélectionnées et mises à part en vue de l’édification de murets de clôture, de terrasses, ou d’abris.

Toutes les pierres destinées à la construction de la cabane ne sont pas laissées à l’état brut: elles peuvent être dégrossies dans un but fonctionnel ou esthétique, mais il ne s’agit pas d’une véritable maçonnerie de pierres taillées.

Sur un sol éventuellement aménagé pour bloquer l’édifice, les murs sont montés en assemblant les pierres sans aucun mortier, puis une voûte (qui peut parfois commencer dès le sol) est montée pour couvrir le tout.

 

  

Les cabanes de pierre sèche actuellement debout ne sont pas d’époque préhistorique, ni attribuables aux Gaulois, aux Romains ou aux hommes du Moyen Age. Elles datent d’une période qui s’étend à peu près du XVIIsiècle au début du XXe siècle.

Elles sont l’œuvre de paysans, vignerons, cultivateurs, charbonniers, voire simples ouvriers accédant à la propriété de quelques arpents d’une pauvre terre à défricher. Certains sont devenus des spécialistes connus et sollicités, des sortes de maçons à pierre sèche, et ont pu user de ce savoir-faire comme activité secondaire.

Cette architecture populaire, œuvre de bâtisseurs sans diplôme, n’est pas une architecture improvisée ni approximative. Elle est le témoin d’une maîtrise technique très précise.

Actuellement, en France comme dans d’autres pays d’Europe, s’affirme de plus en plus la volonté de conserver, restaurer, en un mot sauvegarder ce patrimoine fragile.

estagnol 027 Capitelle du Cres Blanc

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Capitelle des Caulasses.

LE FOUR A CHAUX

Les fours à chaux du XIXe siècle,construits en maçonnerie,convertissaient le calcaire en chaux par l’action du feu sur les lieux où se trouvaient la pierre calcaire et le bois nécessaire à la combustion.Cette première étape du cycle de la chaux, nommée calcination, dépendait du savoir-faire du chaufournier et de son équipe,qui assuraient l’alimentation du four et veillaient à son bon fonctionnement.

Matériau très ancien, la chaux fut utilisée dès l’époque romaine pour fabriquer les mortiers des constructions des plus simples aux plus colossales…Depuis des siècles et encore aujourd’hui, la chaux donne lieu à de multiples usages, associés aux différentes étapes de son cycle de fabrication.

La chaux éteinte est aussi utilisée par les agriculteurs pour neutraliser l’acidité des sols, lors de l’opération appelée le chaulage.

 

Four à chaux 006 Four à chaux de Courrejou.

Ouvreau

 

Extraction de la chaux vive:
On défournait la chaux par l’ouvreau situé en bas du four.

BORNES DE LIEUES

Borne de lieu N°9

Borne de lieu9

Borne 7  Borne de lieu N°7

* 1 lieue gauloise = 2.222 km

*1 lieue de Paris (jusqu’en 1674) = 1666 toises.

* La même de 1674 à 1731 = 2000 toises soit 3.898 km

*A partir de 1737, elle valait pour: le transport des grains 2400 toises.

* les ponts et chaussées 2000 toises.

*Les postes 2200 toises.

BORNES DE DÉLIMITATION DE PROPRIÉTÉ OU DE TERRITOIRE

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