FAITS DIVERS, CRIMES et CHÂTIMENTS!

En 2013, dans la brochure « Crimes, châtiments et autres faits divers » nous relations dans une série d’anecdotes des délits, des méfaits et même des assassinats ayant pour cadre notre village.
Lors de ses multiples recherches, Marc Pala a retrouvé sur le site Gallica,un article du journal Le Rappel en date du 27 décembre 1878. Ce texte numérisé provient de la collection de la Bibliothèque nationale de France et ne pouvant le rajouter à la brochure, nous le publions ici.
Cet article raconte une attaque de dilligence comme au far-west, mais dans nos Corbières maritimes!

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On écrit de Narbonne au Messager du Midi pour lui donner des détails sur une arrestation à main armée qui a eu lieu le 18 décembre sur la route de Fraïssé-des-Corbières.

Les personnes dévalisées sont : MM. Adolphe Miquel, Ferdinand Gazaniol, Anselme Fabre, Hippolyte Fabre, tous de la commune de Fraïssé-des-Corbières et Alphonse Marty capitaine du 125° territorial de la commune d’Embrès.

Les voyageurs étaient partis en voiture pour Fraïssé : Quatre d’entre eux étaient placés dans l’intérieur, le capitaine armé de son sabre s’était mis à côté du postillon.

La voiture suivait le chemin de traverse allant de Sigean à Fraïssé par le château de Montpezat, chemin fort mauvais et peu fréquenté, lorsque arrivée à cinq ou six kilomètres de Sigean, elle fut assaillie par cinq brigands armés de fusils et de revolvers qui étaient en embuscade à gauche et à droite de la route.

Les uns tenant en joue le postillon et l’officier, les font descendre de leur siège, enlèvent le sabre à l’officier et le dévalisent.

Les autres, revolver au poing, font mettre pied à terre aux voyageurs placés dans l’intérieur, les fouillent et font main basse sur leur argent, leurs montres et leurs bagages.

Le coup fait, ils s’éloignent, ordonnant aux voyageurs de repartir sur-le-champ.

On a dit que ces malfaiteurs étaient des Espagnols.

Les recherches de la justice n’ont pas encore abouti.

 

LE TEMPS DES PALOMBES

LE TEMPS DES PALOMBES

Le promeneur qui arpente la garrigue du côté des Moulins ou bien vers les « Caulasses » a surement été intrigué par ces abris en pierre sèche, de forme circulaire.
Qu’on les appelle affûts, palombières, ragues, postes ou baraques de passe, ces abris n’ont pour seule fonction que de dissimuler le chasseur aux yeux de la palombe.
De nos jours, celui qui est à « l’espera », (dans l’attente du gibier pour les non occitanistes), utilise son fusil pour tirer les vols d’oiseaux bleus qui remontent vers le nord au mois de mars mais il n’en a pas été toujours ainsi.

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Affût à palombes sur le site de Cambouisset.

L’arquebuse, l’ancêtre du fusil, a été classée arme de chasse en 1543 mais son emploi était dénigré par les nobles qui trouvaient ce principe ignoble, c’est-à-dire indigne d’un homme bien né.
Les fusils à chien qui permettaient un tir plus efficace grâce aux plombs et grâce à un chargement plus rapide des cartouches, ne furent utilisés qu’à partir du début voire du milieu du XIXe. Mais très peu de paysans alors possédaient un fusil. Comment chassait-on alors la palombe, me demanderez-vous ?
Et bien, au filet, on disait aussi pantes, pantières ou tirasses selon les régions.
Pourquoi au filet ?
Parce que Colbert, le ministre de Louis XIV en avait décidé ainsi. En 1669, une ordonnance royale, véritable code forestier, affirmait que seuls les gentilshommes pouvaient chasser ; une chasse noble bien sûr, à courre ou au vol (avec des faucons) ; seule exception pour les roturiers, ils pouvaient utiliser des filets pour attraper les oiseaux migrateurs, les alouettes, les grues, les merles, les pluviers, les sarcelles et autres oiseaux de passage, ils pouvaient aussi utiliser des pièges pour capturer les lapins. Ces chasses populaires et nourricières amélioraient l’alimentation et protégeaient les récoltes.
Il y avait aussi des coutumes régionales et de multiples tolérances provinciales. Ainsi, on trouve dès 1402, des documents officiels royaux qui attestent de donation de palombières. En Béarn, un règlement de 1443 donne les droits des habitants d’Oléron :
« Les hommes et femmes voisins résidents, habitants du lieu ont droit de chasse, authentique, de pratiquer la chasse au moyen de lacets, filets, pantes. Ils ont le droit de tailler, arracher et couper les arbres de toutes conditions sur tous les terrains du lieu pour faire ces chasses, ceci en toute franchise et sans reconnaissance à personne. »

En Navarre, dans les Pyrénées maritimes et ariégeoises, les gens chassaient la palombe et versaient une redevance, un oiseau sur dix.
La « palomance » était un droit d’usage qui autorisait l’installation d’un filet à palombe, moyennant le versement d’une redevance au seigneur ou à son garde ou bien au propriétaire du lieu.

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Affût à palombes au Col de Naut.

 

Dans une brochure éditée par notre association et dans laquelle Paul Rivière fait le récit de ses souvenirs d’enfance, il décrit ainsi cette chasse qui perdura jusqu’aux années 50.
« Depuis longtemps, depuis l’hiver, ils étaient venus à leur cabane de pierres sèches pour préparer les nets, (voir photo) fignoler leur abri. La passe proprement dite, ou cabane, était flanquée de chaque côté de deux ou trois glacis avec, côté nord, une sorte de rigole bordée d’un rang de pierres où couraient les filets repliés en attente. Chaque bout de filet, de 7 à 8 mètres, était fixé au pal de bois qui tiré sèchement par la corde, décrivait un arc de cercle animant le filet d’un mouvement identique »

 

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Passe de Maugard Bey sur le site du Crès Blanc.

 

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Passe de Lucien Ferrand au Crès Blanc.

 

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Le « net » espace aplani où l’on plaçait les filets.

 

Il fallut attendre la fin de la première guerre mondiale et l’industrialisation pour que la possession d’un fusil se généralise mais on ne tirait pas à tout va car cela coutait cher. Jusqu’au milieu du XXe siècle, la plupart des chasseurs confectionnaient leurs cartouches dont ils conservaient l’étui après le tir afin de les recharger et ainsi diminuer le coût. Les « recettes maison » de fabrication étaient gardées secrètes…

La fabrication de cartouches racontée par Marcel Pagnol dans « La gloire de mon père ».
[Il y avait d’abord des rangées de cartouches vides et chaque rang avait sa couleur : rouges, jaunes, bleues, vertes.
Puis, de petits sacs de toile écrue, pas plus grands que la main et lourds comme des pierres. Chacun portait un grand numéro noir : 2, 4, 5, 7, 9,10.
Il y avait ensuite une sorte de petite balance à un seul plateau et fixé au bord de la table par une pince à vis, un étrange appareil de cuivre, muni d’une manivelle à bouton de bois]

 

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Sertisseur

[Mon oncle prit un gros dé à coudre de cuivre, fixé au bout d’un petit manche de bois noir.
-Voici la jaugette pour mesurer la charge. Elle est graduée en grammes et décigrammes.]

 

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Dosettes pour la poudre et le plomb.

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Bourres et rondelles.

[Alors commença le remplissage des douilles, opération à laquelle mon père collabora : il enfonçait sur la poudre, les bourres grasses cuisinées par l’oncle Jules. Puis ce fut le tour des plombs, puis d’une autre bourre, et cette dernière fut surmontée d’une rondelle de carton sur laquelle un gros chiffre noir indiquait la grosseur du plomb.
Ensuite eut lieu le sertissage : le petit appareil à manivelle rabattit le bord supérieur de la cartouche et en fit une sorte de bourrelet qui enferma définitivement la meurtrière combinaison.]

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Bourroir pour tasser.

 

La chasse à l’affût, c’est d’abord l’attente, immobile, tous les sens en éveil, guettant le moindre coup d’aile. Les yeux rivés sur l’horizon, on essaye de deviner dans le demi-jour, dans le gris de l’aube, le gris du vol de palombes.
C’est aussi ce contact intime avec la nature, avec le silence ou bien avec le Cers qui mugit et qui rend les doigts gourds au moment de saisir le fusil. C’est humer à pleines narines les parfums de la garrigue.
C’est un tapis de couleurs, tous les jours renouvelé. Le bleu des étangs en arrière plan, le rouge du soleil naissant, le gris blanc des nuages ourlés d’orange ou d’indigo et les diverses nuances de vert de la végétation.

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Passe de l’Antran au Plat d’Amount.

 

C’est parfois une bonne « ramade» (mot occitan signifiant ondée ) qui vous fait     « s’acargnader » (se mettre à l’abri) au fond de la rague.
C’est dans la lumière d’un premier matin, l’excitation qui fait battre le cœur, la tension de tous les nerfs, l’émotion qui brouille les ordres du cerveau et après le coup de feu, la longue litanie de tous les arguments qui expliquent pourquoi vous avez raté l’immanquable !

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Passe de Baptistin Fresquet (né vers 1885?) aux Caulasses.

Car le principal plaisir de la chasse à la palombe est dans le récit du coup de fusil réussi du bon « paloumayre » (chasseur de palombes) ou dans la narration du « mazette » qui   «roumègue » (râle) tant et plus contre le soleil qui l’a aveuglé, contre son chien qui l’a gêné ou contre le chasseur voisin qui par son tir intempestif a fait dévier le vol, essayant ainsi de masquer sa maladresse !
Car le plaisir de la chasse ne peut être dans la vaine et stupide gloriole du nombre de pièces tuées ! Il n’est pas question de détruire ce que la nature nous a confié pour un temps et qui n’est pas inépuisable !
Le « paloumayre » voue un culte à la palombe, culte païen car terminé par une immolation, il attend avec impatience le mois de mars et prie Eole pour que le vent soit avec lui et espère revoir tous les ans des vagues bleues dans le ciel des Corbières.

 

 

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Passe de Paul Auguste aux Vignals.

 

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Passe de « Rançou » à Saint-Clément.

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Passe d’Hippolyte Castan ( né en 1873) sur le site de l’Estagnol.

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« Mon rêve » passe d’Eugène Castan (né vers 1900)

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Affût construit en 1950 par Eugène Castan.

 

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Net pour les filets.

Merci à Frédéric Olive ainsi qu’à Emile Castany pour leur contribution.

ARCHEOLOGIE PATRIMONIALE

Fin avril 2017, une équipe d’archéologues  de l’INRAP de Perpignan,           ( Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) est venue à Roquefort faire des fouilles sur le site du futur lotissement de La Capelle, en face du cimetière.

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Cette recherche s’est révélée fructueuse puisque l’équipe de l’INRAP a mis à jour des fragments de poterie de l’époque du Néolithique ainsi que la présence supposée d’un puits.

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Cette découverte atteste donc de la présence d’habitants dans notre commune à une époque fort reculée. En effet, en Europe occidentale, le Néolithique ou âge de la pierre polie, s’étend de 6000 ans avant J-C à 2200 avant J-C, soit le début de l’âge de Bronze.

Durant cette période, l’homme abandonne le nomadisme pour adopter une vie sédentaire et produire lui-même ses biens de consommation en cultivant la terre et en élevant des animaux domestiques même si la chasse et la cueillette continuent de fournir une partie importante des ressources alimentaires.

A l’industrie de la pierre s’ajoutent le travail de la terre cuite et des tissus tandis que l’organisation des groupes humains devient de plus en plus élaborée et entraîne une division du travail.

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Il est à noter que déjà en 2008, une campagne de prospection, le long de la vallée du Rieu, entre Roquefort et Sigean, avait permis la découverte de cavités sépulcrales contenant des restes d’un enfant et d’un adulte ainsi que d’une parure en coquillages attestant d’une occupation humaine.

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Peut-être que dans un futur proche, la construction du TGV permettra la réalisation de nouvelles fouilles et la découverte d’indices préhistoriques? Il reste à souhaiter que les archéologues auront le temps nécessaire pour leur travail et qu’un « malencontreux » coup de pelle mécanique ne viendra pas détruire le gisement comme cela avait été le cas en 2008 quand un dolmen sur la commune de Lapalme avait été arasé!

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LES COMMERCES DE LA COMMUNE AU DÉBUT DU XXe SIÈCLE.

Il était intéressant de se pencher sur l’inventaire des commerces et sur les diverses professions recensées au début du vingtième siècle dans notre village.
La première énumération que nous avons en notre possession date de l’année 1905. Roquefort comptait alors 1260 habitants!
En moins de cent ans, la vie du village va complètement changer ! Nous assistons à un véritable basculement; vous allez pouvoir constater cette évolution, cette révolution même.

De dix ans en dix ans, on note de nouveaux métiers mais aussi l’apparition du téléphone! Ce n’est véritablement qu’après la seconde guerre mondiale que ce « monde » va se transformer irrémédiablement.

 

1905

1260 habitants

Maire: Ernest Fabre.

Adjoint: D Castan.

Conseillers: D Ferrand, F Marty, A Alexandre, Combres, A Cauvet, A Causse, P Payri, J Castan, E Mas, E Fabre, F Berthomieu.

Curé: F Alquier.

Instituteurs: Gabriel Benausse, Freu (Albouy en 1908).

Institutrices: Mlle Rolland, Mme Marty.

Secrétaire de mairie: G Benausse.

Percepteur: M Garsand.

Receveur buraliste: Puges.

Commissaire de police: Aman Olive.

Gardes: MM Bouttes et Tournier.

Cantonnier: B Guichou.

Postes et télégraphes: Mlle A Caminade.

Affenage (alimentation du bétail) et auberge: L Raynaud.

Bouchers: A Fabre, Benjamin Molinier, J Castany.

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Benjamin Molinier avec son épouse Clémence (née Maurel)

Boulangers:E Magnougat, J Bartre, Cancel.

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La Boulangerie Magnougat

Bourreliers selliers: E Lalanne,Gazel.

Cafés: L Fresquet, E Barthe, G Crozes, P Marty.

Charron-forgeron: Gontiés.

Chaussures en tous genres: Siffre.

Coiffeurs: M Olive, L Calvet.

Cordonniers: A Rivière, Siffre.

Distillateur: Iréné Ferrand.

Docteur: C Pelissier.

Epiciers: F Comte, L Fresquet, Bartre, P Barthe.

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L’épicerie F Comte.

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Facture François Comte premier mars 1899

Hôtel-restaurant: Veuve Crozes.

Huiles et savons: G Crozes.

Journaux et revues: M Olive.

Laitiers: Bringuier, A Zéphirin, Malet, Montagné.

Lingerie et blanc: P Armentiès, A Alexandre.

Maréchaux-ferrant: B Canavy, C Sauvaire, Azéma.

Menuisiers: Jules Olive, Galy.

Merciers: G Comte, Bartre.

Tailleurs et confectionneurs: Filipot.

Tartres, lies, verdets: L Maingaud.

 

1914

1200 habitants en 1908

Maire: Elie Mas.

Adjoint: Joseph Fresquet.

Conseillers: Combres, M Gouzy, Martin Miquel, Clovis Langoustet,Maximin Estève, Antoine Fournier,François Ferran, Léonce Castan, Amédée et Francès Béranger.

Curé: Edmond Homps.

Instituteurs: G Benausse, Ferrier.

Institutrices: Mlle Rolland, Mme Marty.

Secrétaire de mairie: G Benausse.

Receveur buraliste: Clavery.

Commissaire de police: A Olive.

Garde: Bouttes.

Cantonnier:Louis Canavy, J Bouis.

Postes et télégraphes: Mlle Cauneille.

Affenage et auberge: L Raynaud.

Bouchers: A Fabre, Benjamin Molinier.

Boulangers: Magnougat, J Bartre, Névado.

Bourreliers- selliers: E Lalanne.

Cafés: L Fresquet, E Barthe, Marty.

Chaussures en tous genres: Olive.

Coiffeurs: M Olive, L Calvet, Ernest Fresquet.

Cordonniers: A Rivière, Olive.

Distillateur: J Courtessol.

Docteur: Charles Pélissier.

Épiciers: F Comte,Fresquet, Veuve Barthe.

Hôtel-restaurant: Veuve Raynaud.

Journaux et revues: M Olive, Amans Olive.

Laitiers: Malet, Montagné, Nobensa.

Lingerie et blanc: Pierre  Armentiès.

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Facture de Pierre Armentiès.

Maréchaux-ferrant: B Canavy, C Sauvaire, Azéma, Antonin Alexandre.

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Facture d’Antonin Alexandre.

Menuisiers: Jules Olive, Galy.

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Facture de Jules Olive.

Merciers: C Conte, Bartre.

Tailleur et confectionneur: Palau.

Tartres, lies, verdets: L Maingaud.

Voiturier: Richard Castany.

Volailles, œufs, gibiers: Sauvaire.

Principaux propriétaires: J Ferran, L Castan, L Conte,  A Causse, J Castan,  C Langoustet,     P Castan, L Martrou, E Mas, T Marty, E Fabre, Maximin Estève, Désiré Alexandre, Désiré Castan, François Berthomieu.

 

1924- 1926

1005 habitants

Maire:    en 1924 Aubin Alexandre.

Léonce Olive en 1926.

Adjoints: Marty, Nadal; Martin Gouez en 1926.

Conseillers:

En 1924: C Castan, Jh Conte, Fr Ferran, Ch Ferran, E Fresquet, J Martin, L Olive, A Suzanne, L Suzanne.

En 1926: C Castan, Richard Castany, Paul Fournier, Aubin Alexandre, JB Berniolle, Baptiste Peyrard, Etienne Azéma, Sylvain Antoine,Julien Olive, Vincent Clastes.

Curé: Balmigère.

Instituteurs:

En 1924: Benausse, Bringuier.

En 1926: Benausse, Ferrié.

Institutrices:

En 1924: Mmes Bringuier et Marty.

En 1926: Mmes Ferrié et Marty.

Receveur buraliste: Claverie.

Commissaire de police: A Rivière.

Garde champêtre: Alexandre.

Cantonier: Bénézeth.

Receveuse des postes: Mlle Besson.

Bouchers:

En 1924:Ovide Castan (beau-fils de Benjamin Molinier), Fabre.

En 1926: Ovide Castan, Hermès Gourbeille.

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Ovide Castan à droite avec son épouse Louise (née Molinier) et leurs deux enfants, Louis l’aîné et Maurice.

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La boucherie Fabre.

Bois de chauffage: François Séguy,plus Pujolas en 1926.

Boulangers: Balayé, Bartre, Marcellin Castéra, Névado.

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Boulangerie Bartre.

Bourreliers: Alban Marty,Jules Théron.

Cafés:

En 1924: Georges Grimaud, Barthe.

En 1926, Grimaud, Ludovic Azeau.

Camionneur: Casimir Saingenis.

Charcutier: en 1926: Coopérative.

Charrons-forgerons: Edmond Bonnéric,Benoît Gélis,Jh Martinez.

Ferblantier: en 1924: Auguste Busquet.

en 1926: Maingaud.

Chaussures: en 1924:Kléber Cathala,Olive.

en 1926: Coopérative, J Olive.

Coiffeurs: Olive, Calvet, Palau.

Cordonniers: Rivière, Olive.

Courtier en vins: Aubin Alexandre (téléphone: 2)

Distillateur: en 1924: J Courtessol (téléphone: 4), I Ferran (téléphone 2).

en 1926: Clauzel, Coopérative.

Épiciers: Veuve Bénézeth, Sauvère, Bernioles, Bonnéric, Barthe, Elie Garrigues, Baptiste Garrigues,Julien Olive, Coopérative, François Pages, Saingenis.

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Épicerie Sauvère.

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Facture de l’épicerie d’Anne Bénézeth.

 

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Facture de l’épicerie Julien Olive.

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Plaque de l’épicerie.

Restaurant: Texidor.

Laines: A Bergé (téléphone 3).

Marchand de poisson: Auguste Jalabert.

Maréchaux-ferrant: en 1924: Casimir Azéma, Emile Canavy, Pujolas.

en 1926: Delonca, Emile Canavy, Pujolas.

Maçons: Pierre Molas, Joachim Vinolas.

Menuisiers: Louis Olive, Galy.

Fourrage et paille: en 1924: Casimir Saingenis.

en 1926: Garrigue, Suzanne.

Négoce en laine: J.B. Alexandre.

Tailleur: Olive.

Tartres, lies: Canavy, Sabineu,Maingaud.

Vins en gros: en 1926: Marie Barthe, A Alexandre, Mme Ficher, Aimé Miquel, J Courtessol.

Volailles: en 1924: Léonie Francès.

en 1926: Charles Alexandre, Blancard.

Autobus: Bedos (tous les jours de Roquefort à Narbonne)

Principaux propriétaires: A Bergé, B Alexandre, A Conte,M Estève, J Ferran, L Ferran, A Fabre, D Castan, L Castan, E Mas, T Marty, Ruffel, Jammes, A Alexandre.

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Distillerie Jules Clauzel (mentionnée dans l’annuaire des métiers de l’Aude en 1926)

1935-1936

840 habitants 

Maire:

En 1935: Aubin Alexandre.

En 1936: Désiré Alexandre.

Adjoints:

En 1935: Jules Martin.

En 1936:André Combres, Joseph Fresquet.

Conseillers:

En 1935: Aubin Gouzy,A Combres, Louis Marty, Etienne Azéma, Julien Olive, Louis Canavy, Martin Garrigues, Joseph Castany, Charles Roujou.

En 1936: Aubin Gouzy, Jean Roquelaure, Aimé Miquel, Etienne Saingenis, Alexandre Marceau, Nadal Marty, L Canavy, Martin Garrigues, Charles Roujou.

Curé: Savère.

Instituteurs: Ferrié.

Institutrices: Mme Ferrié, Castan.

Receveur  buraliste: Claverie.

Commissaire de police: en 1935: A Rivière.

en 1936: Pierre Fillion.

Gardes champêtre: Marius Fourty, Fernand Terrier.

Cantonnier: Jean Bonis.

Receveuse des postes: Mme Bataillé.

Bois de chauffage: Pujolas.

Bouchers: Louis Castan, Bringuier, Castany.

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Louis Castan avec son épouse et ses quatre enfants.

Boulangers: Bartre, Marcellin Castéra, Galy.

Bourreliers-selliers: Alban Marty,Joseph Théron.

Cafés: Georges Grimaud, Ludovic Azeau.

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Café du Marché ou café Georges Grimaud.

Camionneur: Casimir Saingenis.

Forgeron: Benoît Gélis.

Chaussures: Coopérative.

Coiffeur: Alfred Saunière.

Cordonnier: Olive.

Courtier en vin: Aubin Alexandre.

Distillateur: Coopérative.

Épiceries: Coopérative, la Ruche du Midi, Paycha, l’Etoile du Midi.

Ferblantier: Maingaud.

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Facture de Rémi Maingaud.

Fourrages et pailles: Jean Canal.

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facture de Jean Canal

 

Laines: A Bergé.

Maçons: Pierre Molas, François Ausset, Célestin Petit.

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Facture de Pierre Molas.

Maréchal-ferrant: Delonca.

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Facture d’Adrien Delonca.

Menuisier: Louis Olive.

Négoce en laines: J.B Alexandre.

Tailleurs: Pujol et Boudette à Sigean.

Tartres, lies: Canavy.

Volailles: Augustin Blancard.

Vins en gros: A Alexandre.

Autobus: Bedos, Saingenis (tous les jours de Roquefort à Narbonne)

Principaux propriétaires: A Bergé, B Alexandre, J Ferran, I Ferran, A Fabre, D Castan, L Castan, E Mas, T Marty, A Alexandre, Pujol, J.H Fresquet, Joseph Conte.

 

1949

669 habitants 

Maire: Louis Ferrier.

Adjoints: Martin Gouzy, Auguste Castan.

Instituteur: M Petit.

Institutrices: Mmes Ferrier, Olive.

Curé: M Mavit.

Receveur buraliste: Molières.

Receveur des postes: Monnot.

Commissaire de police: Raymond Bedos.

Receveuse des postes: Mme Bataillé.

Bois de chauffage: Pujolas.

Bouchers: Louis Castan, Fresquet.

Boulangers: Bartre, Marcelin Castéra, Galy.

Bourreliers: Auguste Marty, Joseph Théron.

Charron: B Gélis.

Coiffeurs: Gilles Fillion, Reine Cambou, A Coste, H Gouzy, Reine Texido.

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Gilles Fillion, coiffeur

Cordonniers: Olive, Pagès.

Courtier en vin: Eugène Combal.

Couturières: M L Suzanne, G Taillade.

Cycles: H Saury.

Distillateur: Coopérative.

Épiciers: Paycha, Etoile du Midi, Rivière, Castan Suzanne, Francès.

Fourrages et pailles: Jean Canal, Maurice Castan.

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Facture de Maurice Castan

Ferblantier: Rémi Mingaud.

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Facture de R Mingaud.

Laboratoire œnologique: Louis Canavy.

Laines: Bergé.

Limonadiers: Georges Grimaud, Ludovic Azeau.

Maçons: Jean Molas, Célestin Petit, Léon P.

Maréchal-ferrant: Delonca.

Menuisiers: Louis Olive, M Sanchez.

Primeurs et volailles: Fernand Suzanne.

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Maryse Suzanne, née Castan.

Repasseuse: M Alexandre.

Tartres et lies: Canavy.

Tailleurs: Pujol et Boudette à Sigean.

Autobus: M Bedos.

1976

657 habitants.

Maire: Albert Brothier.

Adjoints: Emile Salamo, Victor Blazy.

Conseillers: Marcel Bey, Louis Botella, André Canal, Georges Castany, Jean Conquet, Aimé Miquel, Noël Pujol, Christian Théron, Pierre Tichadou, Lucien Ferrand.

Curé: Abbé Signolles.

Instituteurs: M et Mme Jurado.

Secrétaire de mairie: Auguste Combres.

Personnel communal: Guy Alexandre, Georges Birba, Joseph Gimenez.

Receveur des PTT: M Barthes.

Préposée des PTT: Simone Gimenez.

Receveuse buraliste: Veuve Vezon.

Boucher-charcutier: Henri Daudé.

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Magasin d’Henri Daudé

Boulanger: René François.

Cafés: au village: Guy Grimaud

à la Murelle: Louis Mingaud.

Restaurants: Relais del Roc à Desferro-Cabals.

La broche au bois à la Murelle.

Épiciers: Jean Clastes, Veuve René Francès, Mme jean-Pierre Gouzy.

Droguerie mercerie: Mme Georges Combres.

Journaux: Mmes Daudé et Vezon.

Mécanique : Antoine Copovi père.

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Antoine Copovi à gauche 

Vente de carburants: Charles Bouttes.

Apiculteurs: Jean Malet, Pierre Rivière.

Cave coopérative Saint-Martin:

président: Antoine Copovi fils.

directeur: Louis Roujou.

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Devant la cave coopérative.

Union Sportive Roquefortoise (rugby):

Président: Marcel Noè.

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L’équipe de l’USR avec Marcel Noé, debout à gauche avec un béret.

 

BÂTIMENTS MARQUANTS DE LA COMMUNE

LE FOYER DES CAMPAGNES

De 1911 à 1914, le conseil municipal de Roquefort des Corbières s’était penché sur le projet de création d’une place publique et l’ouverture d’une rue.

Il avait été envisagé l’achat d’un terrain ainsi que d’un immeuble et d’une cour appartenant à M Schwab et auparavant à Madame veuve Sicre au lieu-dit « Champ de la Fount ».

Ce choix fut ensuite abandonné et le 29 mai 1913, le conseil municipal vota l’achat d’un terrain bâti appartenant à  Monsieur Léonce Castan  et d’une parcelle appartenant à Mme Eulalie Ferran.

Mais la guerre survint et le projet fut reporté. Terrains et bâtisses ne devinrent propriété communale qu’au début des années 20.Il fallut attendre le 13 avril 1932 pour voir naître un nouveau projet comportant la création d’une place publique et la construction d’un foyer des campagnes.

Enfin, en  juin 1934, le foyer était inauguré.

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LA CAVE COOPÉRATIVE

 

La première cave coopérative de la commune fut « La Vigneronne » à côté du café. Fondée en 1920, elle regroupait 45 membres porteurs de parts. Les statuts furent édités en 1923.

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La cave coopérative « Saint Martin » fut créée en 1949. Elle fut construite sur des terrains cédés par MM. Joseph Castan et Louis Marty. Sa capacité initiale de stockage était de dix mille  hectolitres. Après des agrandissements successifs,  cela fut porté à trente huit mille.

Jusqu’en 1976, son président fut M Auguste Castan. En 1966, la cave « Saint Martin » fusionnait avec « La Vigneronne ».

De 1924 à 1974, fonctionna aussi une distillerie.

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Toutes les informations concernant le foyer des campagnes et la cave coopérative sont tirées de la brochure écrite par M Roger Combres dans son « Journal rétro de Roquefort des Corbières ».

 

LE PONT A BASCULE

A la fin du XIXe siècle, chaque municipalité faisait bâtir à l’entrée de sa commune un petit édifice, le poids public appelé aussi pont à bascule.

Disposant d’une plate-forme de pesage, on pouvait ainsi peser le poids des marchandises et prélever un impôt: l’octroi.

Cela permettait  de faire rentrer de l’argent pour entretenir les chemins et les routes: un péage avant l’heure.

En 1900, Roquefort eut donc son pont à bascule.

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QUELQUES OUTILS ANCIENS DE LA VIGNE

Tous les documents et photos présentés ici proviennent de l’exposition réalisée en juillet 2010 par l’association Roquefort Histoire et Patrimoine.

LE TRAVAIL DE LA VIGNE

LES HOUES

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(collection R Masquet)

La houe dentelée: formée par un grand fer presque carré dont la partie supérieure est plein et la partie inférieure découpée en trois dents en forme de triangle pointu.Elle est utilisée pour effectuer des binages entre les vignes.

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PICS

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PLANTOIRS

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(collection Bernard Cantié)

A l’intersection des lignes, des trous étaient creusés à l’aide d’une »plantadoira ». On y introduisait « la porreta » ( le plant) que l’on arrosait pied par pied pour que la terre fine se tasse bien autour.

 

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ARAIRE

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(Collection Bernard Cantié)

L’araire, utilisé universellement pendant des millénaires, ne retourne pas le sol mais effectue un travail d’ouverture peu profonde de la terre pour préparer l’ensemencement dans les cultures céréalières et pour nettoyer et aérer le sol dans les vignobles. Son usage s’est maintenu en Europe jusqu’au début du XXe siècle, principalement dans le sud.

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Cette photo prise en 1975, nous montre Pierre Tichadou avec la dernière mule de Roquefort, »Belou » en train de labourer une vigne au lieu-dit « Les Cabanettes ».En arrière plan, on remarque l’entaille faite par les travaux de construction de l’autoroute au « Col de l’Agrède ».

LES CHARRUES EN BOIS

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(Collection Jean-Marc Boulard)

Construites avec un bâti entièrement en bois, ce sont les charrues les plus anciennes.Seules les parties tranchantes, soc, versoir et oreille ainsi que le régulateur sont en fer.

REILLE

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(Collection Bernard Cantié)

Au XVIIIe siècle, le soc en bois est remplacé par un soc entièrement en fer, appelé reille. Les reilles les plus anciennes sont forgées d’une seule pièce. Dès le milieu du XIXe siècle, ces socs sont remplacés par des socs coulés en fonte.

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LO GRAPIN

(Collection Jean-Marc Boulard)

CHARRUE DECAVAILLONNEUSE

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(Collection Jean Marc Boulard)

TREUIL DESTINE A L’ARRACHAGE DE LA VIGNE

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(Collection Jean-Marc Boulard)

TIRE- BOUCHON POUR BARRIQUE

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(Collection R Masquet)

SCEAU A BONDE

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(Collection Bernard Cantié)

Il était utilisé pour incruster des plaques en fer sur les tonneaux.

COUPE MARC OU « TALHA RACA »

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(Collection Jean-Marc Boulard)

Ils datent du XIXe et du début du XXe siècle. En fer avec un manche en bois.

LES OUTILS DE LA TAILLE

 « LA PODA »

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(Collection R Masquet)

Serpe méridionale à bec ou à ergot, la forme de cet outil n’a guère varié depuis l’antiquité romaine, où il portait le nom de  » Falx vineatica ».

Cet instrument tranchant monté sur un manche en bois a été utilisé jusqu’à la fin du XIXe début du XXe siècle, époque où il a laissé la place aux ciseaux aux manches de fer puis de bois pour pratiquer la taille.

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(Collection R Masquet)

Serpe à croc unique sans dos tranchant.

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OUVRAGES A LIRE ET A FAIRE LIRE

En plus des brochures que l’association publie, voici quelques livres dont nous vous conseillons la lecture.

Bien sur, ces ouvrages parlent de notre région et de ceux qui y vivent. Vous pouvez vous procurer certains d’entre eux auprès de Robert Masquet,au siège de l’association, mais d’autres sont épuisés et vous devrez vous rendre à la médiathèque du Grand Narbonne pour pouvoir les lire.

Si vous aussi,vous désirez faire connaitre des livres régionaux qui vous tiennent à cœur, envoyez nous vos suggestions de lecture.

Le carnet n° 18 du Parc Régional de la Narbonnaise qui vient de  paraitre,  a pour sujet la réserve naturelle de Sainte-Lucie. Il raconte l’histoire et la vie quotidienne des hommes et des femmes qui ont vécu ou travaillé sur cette île et évoque la richesse du patrimoine naturel de ce lieu enchanteur.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage au siège de l’association, le prix est de 8 euros.

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Savoir-faire des Anciens.

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Ce livre, fruit de la rencontre entre un vieux berger de Feuilla et une ethnologue irlandaise, vient de sortir aux cahiers de la Salce. Prix 12 euros.

L’Hortoux. La tour contre la forêt.

Par Marc Pala.Editions du PNR. Prix 3 euros.

L’ancienne frontière. Entre mythe et histoire, un espace de l’entre-deux.

Par Marc Pala.Les Carnets du parc. Editions du PNR. Prix 6 euros.

La Clotte. Aux bornes d’une mémoire.

Par Yves Solier et Marc Pala.Les Carnets du Parc. Editions du PNR. Prix 3 euros.

Le panorama des sites patrimoniaux.

Par Marc Pala. Editions du PNR. Prix 9 euros.

Vents de nulle part et d’ailleurs.

Par Marc Pala. Editions de Babio. Prix 12 euros.Essai sur la mytho-poétique des vents.

Mémoires du vent d’est.

Par Marc Pala. Cahiers de la Salce. Prix 15 euros.

Journal, carnet de voyage,aphorismes,récits.De l’Inde aux Corbières.

Sigean: Guerre 1939/1945.Occupation, évacuation,libération.

Par Jean et Yves Solier. Edition hors série de l’ARHP.

L’Homme et la Garrigue. Images et mystères.

Par Marc Pala. Les amis du patrimoine culturel de Sigean et des Corbières. A se procurer à la médiathèque.Un livre qui retrace l’histoire, les techniques et les croyances de tous les habitants de la garrigue.

Dans le jeu de la terre et de la mer.

Par Robert Pirault. Une présentation des communes du canton par un habitant de Roquefort récemment disparu. On peut trouver cet ouvrage à la médiathèque.

Termenès Fleur d’épine.

Par Claude Pla. Toponymie et micro toponymie d’un ancien pays de l’Aude.A la médiathèque ou bien à la librairie Libellis à Narbonne.

Dictionnaire des Institutions, des Coutumes et de la Langue en usage dans quelques pays de Languedoc.

Par Paul Cayla.